SAINT IGNACE D’ANTIOCHE (Iᵉʳ-IIᵉ siècles)
Il a la trempe d’un saint Paul à qui il ressemble par bien des traits : ses lettres, ses voyages, son amour de Jésus, sa flamme. Ignace, évêque et martyr, est un homme de feu, comme son nom semble l’indiquer (« ignis » : le feu en latin).
Les écrits d’Ignace d’Antioche fournissent un aperçu précieux des croyances et des pratiques des premières communautés chrétiennes et ont servi de fondement à la théologie chrétienne concernant l’épiscopat et la sacramentalité de l’Église. Sa dévotion à la fois intellectuelle et spirituelle continue d’influencer le christianisme jusqu’à ce jour.
Ce 17 octobre 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté
De l’Évangile de Luc 12, 8-12
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »
« Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. » Lc 12, 8
Nous mettons toutes nos œuvres à leur disposition pour les servir, donnant en abondance tout ce qui peut les rendre heureux.
26 février 1938. Le Livre du Ciel, tome 35
Ma bienheureuse fille, aimer et être aimé est pour notre amour le meilleur des repos. Le bonheur de la terre s’unit au bonheur du ciel et, lorsqu’ils s’embrassent, nous sentons que la terre, elle aussi, fait notre délice, nous apporte l’amour de la créature qui nous reconnaît et nous aime. Elle nous apporte la plus belle des joies et le plus grand des bonheurs, d’autant plus que les joies du ciel sont les nôtres et que personne ne peut nous les enlever.
Et celles que nous recevons par l’amour de la créature sont pour nous des joies nouvelles qui forment nos nouvelles conquêtes. Après nous avoir reconnus dans nos œuvres, la créature vole pour reconnaître Celui qui l’a créée.
Être reconnus est pour nous la gloire la plus grande, l’amour le plus intense que nous puissions recevoir. C’est en étant reconnus que nous formons notre armée, la divine milice, notre peuple à qui nous ne demandons rien d’autre que le tribut d’être aimés.
Nous mettons toutes nos œuvres à leur disposition pour les servir, donnant en abondance tout ce qui peut les rendre heureux. S’ils ne nous reconnaissent pas, nous sommes comme le Dieu sans armée et sans peuple. Quelle douleur de donner le jour à tant de créatures et de rester sans armée et sans peuple !
Maintenant, écoute encore. Dès que la créature nous reconnaît dans les choses créées et qu’elle nous aime, nous scellons en elle une note d’amour et de bonheur pour son Créateur. Et en continuant à reconnaître son Créateur, elle nous reconnaît et nous reconnaissons notre Être divin en elle.
Si tu savais ce que signifie se reconnaître l’un l’autre ! Notre amour, en étant aimé, nous donne la paix et aime plus intensément celle qui l’aime. Il atteint un tel excès que, pour se reconnaître dans la créature, il se crée lui-même. Mais pour quoi faire ? Pour se reconnaître dans la créature et être aimé.
Qu’il est beau de nous reconnaître nous-mêmes dans la créature ! Elle devient pour nous notre trône, notre chambre divine, notre ciel. Les mers de notre amour l’inondent. Ses petits actes forment des vagues d’amour qui nous aiment, nous glorifient et nous bénissent.
Elle nous reconnaît en nous-mêmes ; elle nous reconnaît en elle-même ; elle nous reconnaît dans toutes les choses créées. Et nous la reconnaissons dans toutes nos œuvres : dans le ciel, dans le soleil, dans le vent, en toutes choses.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
La deuxième conception mystique de Marie
Jésus dit :
“Ce fut un soulagement pour ma Mère de voir que j’avais cessé de souffrir dans la chair, mais ce ne fut pas l’‘allégresse’. Elle voyait que la chair du Fils ne souffrait plus, elle savait que l’horreur du déicide matériel était terminée.
Mais la Femme ‘Pleine de Grâce’ avait aussi la connaissance des siècles à venir où d’innombrables humains continueraient de blesser spirituellement son Fils, et elle était seule.
Le déicide ne s’est pas terminé sur le Golgotha à l’heure de ma mort. Il se répète chaque fois qu’un de ceux que j’ai rachetés tue son âme, profane le temple vivant de son esprit, soulève son esprit sacrilège à blasphémer contre moi, non seulement par ses propos obscènes, mais par ces mille modes de vie actuels, toujours plus contraires à ma Loi et qui neutralisent toujours plus les mérites incalculables de ma passion et de ma mort.
Marie, la sublime Co-Rédemptrice, ne cesse de souffrir, comme je ne cesse moi-même de le faire. Dans la gloire intangible des Cieux, nous souffrons pour ceux qui nous renient et nous offensent.
Marie est l’éternelle accouchée qui vous donne le jour avec une douleur incomparable, car elle sait que cette douleur n’engendre pas des bienheureux pour le Ciel, mais, pour la majorité, des damnés pour l’Enfer. Elle sait qu’elle engendre des créatures mortes ou destinées à mourir sous peu. Mortes, car mon Sang ne réussit pas à pénétrer dans certaines âmes, comme si elles étaient faites d’un jaspe très dur: elles se tuent dès leur plus jeune âge. Ou, destinées à mourir sous peu, c’est-à-dire celles qui, après une ombre de vitalité chrétienne, succombent à leur propre inertie que rien ne parvient à secouer.
Marie peut-elle ne pas souffrir de voir périr ses créatures qui ont coûté le sang du Fils ? Le Sang versé pour tous et qui n’est utile qu’à un si petit nombre!
Quand le temps cessera d’exister, alors Marie cessera de souffrir, car le nombre des bienheureux sera complet. Elle aura engendré, avec d’inénarrables douleurs, le corps qui ne meurt pas, dont son Premier-né est la tête.
Si vous considérez cela, vous comprendrez sans doute que la douleur de Marie fut la douleur suprême. Vous comprendrez que – grande dans sa Conception immaculée, grande dans sa glorieuse Assomption – Marie fut très grande dans le cycle de ma passion, c’est-à-dire du soir de la dernière Cène à l’aube de la Résurrection. Alors elle fut, en ordre et en puissance, le second Christ, et pendant que le ciel s’obscurcissait sur la tragédie accomplie et que le voile du Temple se déchirait, nos cœurs se déchiraient d’une égale blessure en voyant le nombre incommensurable de ceux pour qui la Passion fut inutile.
Tout était accompli, en cette heure, du sacrifice matériel ; tout restait à commencer par rapport au cheminement des peuples dans le sillage de l’Eglise, dans la matrice de la Vierge Mère, pour donner le jour aux habitants de la Jérusalem qui ne meurt pas. Et pour commencer avec l’empreinte de la Croix que doit porter tout ce qui est fait pour le Ciel, cela commença dans la douleur de la solitude.
C’était l’heure des ténèbres. Les Cieux fermés. L’Éternel absent. Le Fils dans la mort. Marie commençait seule sa deuxième conception mystique.”
Les Cahiers de 1943, 6 juillet