Mercredi 14 octobre 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté
Ce 14 octobre 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

De l’Évangile de Luc 11, 42-46
En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela. Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. » Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt. » 

 

 

Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Lc 11, 42
Tournons-nous du côté des religieux et voyons s’ils veulent de Moi.

 

 

 

6 mars 1903. Le Livre du Ciel, tome 4
Après m’être donné beaucoup de peine, Jésus béni se fit voir dans mon intérieur en me disant : « Veux-tu que nous allions voir si les créatures veulent de Moi ? »
Je répondis : « Bien sûr qu’elles veulent de Toi ! Qui oserait ne pas vouloir de Toi, puisque Tu es l’Être le plus aimable ? »
Jésus dit : « Allons, tu verras ce qu’elles feront. »
Nous sommes partis et, quand nous sommes arrivés à un endroit où il y avait beaucoup de gens, Jésus sortit sa tête de mon intérieur. Il répéta les paroles que Pilate avait dites en présentant Jésus au peuple : « Ecce Homo ! » (« Voici l’Homme ! »)
Je compris que ces paroles posaient la question de savoir si, oui ou non, les gens voulaient que le Seigneur règne sur eux comme leur Roi, avec pleine souveraineté sur leur cœur, leur esprit et leurs œuvres.
Ces gens répondirent : « Enlevez-le, nous ne voulons pas de Lui. Même, crucifiez-Le, afin que toute mémoire de Lui soit détruite. »
Oh ! Combien de fois cette scène s’est répétée !
Alors, le Seigneur répéta à tous : « Ecce Homo ! »
Sur ces mots, un murmure se fit entendre. Quelqu’un dit : « Je ne veux pas de Lui comme Roi, je veux la richesse. »
Un autre dit : « Je veux les plaisirs. »
Et un autre : « Les honneurs. »
Un autre encore : « La dignité. »
Et tellement d’autres choses.
J’écoutais ces voix avec dégoût et le Seigneur me dit : « As-tu entendu comment personne ne veut de Moi ? Pourtant, cela n’est rien. Tournons-nous du côté des religieux et voyons s’ils veulent de Moi. »
Alors, nous nous sommes trouvés au milieu de prêtres, d’évêques, de religieux et de dévots.
Avec une voix sonore, Jésus répéta : « Ecce Homo ! »
Certains dirent : « Nous Le voulons, mais nous voulons aussi notre confort. »
D’autres dirent : « Nous Le voulons, mais avec nos intérêts. »
D’autres dirent : « Nous Le voulons, mais avec l’estime et les honneurs. Que serait un religieux sans estime ? »
D’autres dirent : « Nous Le voulons, mais avec quelques satisfactions auprès des créatures. Comment peut-on vivre seul et sans personne pour nous satisfaire ? »
Certains arrivaient à vouloir au moins quelque satisfaction dans le sacrement de la confession.
Mais se retrouver seul à seul avec Jésus, presque personne ne le voulait.
Il y en avait même quelques-uns qui ne s’occupaient pas du tout de Jésus-Christ.
Alors, tout affligé, Jésus me dit : « Ma fille, retirons-nous. As-tu vu comment personne ne veut de moi ? »

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Jésus dit :
“ ‘Le Seigneur est avec toi’.
Le Seigneur est toujours avec l’âme qui est dans la grâce. Dieu ne s’éloigne même pas quand le Tentateur s’approche. Dieu s’éloigne seulement quand la créature cède au Tentateur et corrompt son âme. Alors Dieu se retire, car il ne peut cohabiter avec l’Ennemi. Il se retire et, comme un Père, non dédaigneux mais affligé, il attend que vienne la contrition dans le cœur de la créature et qu’elle renoue le lien d’amour avec le Père.
Dieu voudrait toujours être avec vous. Si tous vos anges, aussi nombreux que les étoiles dans le ciel, pouvaient vous saluer avec les paroles : ‘Le Seigneur est avec toi’, la joie de votre Seigneur serait complète, puisque nous désirons être avec vous et nous vous avons créés pour cela.
Marie était avec Dieu et Dieu était avec Marie. Les deux perfections s’attiraient et s’unissaient dans un incessant mouvement d’affection. La perfection infinie de Dieu descendait, avec une joie inconcevable à vous mortels, pour posséder cette créature. La perfection humaine de Marie, seule fille de parents humains qui ait jamais été parfaite, se lançait à la rencontre de la perfection divine pour trouver le moyen de vivre.
Oui, être avec Dieu était la vie de Marie et, à l’heure atrocement déchirante du Calvaire et du Sépulcre, quand les Cieux se refermèrent sur le Mourant et la Transpercée, la privation de Dieu fut, des sept épées, la plus brûlante et la plus tranchante, touche suprême à l’édifice de douleur exigé par la Rédemption.
J’ai atteint le sommet de la douleur totale de Gethsémani à la neuvième heure ; Marie a atteint le sommet de la douleur, totale en elle aussi, même si elle n’a pas été matériellement crucifiée, du Calvaire au moment de la Résurrection. Et cette suprême douleur n’a qu’une cause : la privation de l’union avec Dieu.
Ça devrait être la même chose pour vous aussi. Mais désormais, l’être humain trouve pénible l’union avec nous et il ne sent pas combien il est misérable lorsqu’il est privé de nous. Malheur, cécité, folie, mort, voilà ce qu’est la perte de l’union avec votre Seigneur. Et vous n’y pensez jamais !
Si vous perdez quelques monnaies, un objet, la santé, un emploi, un animal, vous vous mettez en branle pour les retrouver et vous employez tous les moyens humains et surnaturels pour y réussir. Oui, pour trouver quelque chose de limité et de caduc, vous savez prier. Mais quand vous perdez Dieu, vous ne le cherchez pas. Vous ne vous adressez pas à mes Saints pour qu’ils vous aident à retrouver la voie de Dieu, vous n’employez pas les soins humains pour freiner vos impulsions. La perte de l’union avec Dieu vous paraît une chose de peu d’importance. Et c’est la chose essentielle.
Marie ne se sépara jamais de Dieu. Leurs esprits restèrent fondus en une étreinte d’amour qui eut son couronnement au Ciel. Cette union fut la principale force de Marie, en tant que fille d’Adam, car elle y trouvait la cuirasse pour se rendre intouchable à la morsure du Tentateur.
Ce n’est pas que celui qui est avec Dieu ne voie pas le mal, lequel recouvre, tel un vêtement crasseux ou une maladie répugnante, tant de créatures. Il le voit, même qu’il le voit avec une plus grande netteté que beaucoup d’autres, mais cette vue ne le corrompt pas. Le mal n’entre pas par les yeux pour chatouiller les instincts qui couvent dans la chair ou les mauvais penchants de l’esprit. Cela n’arrive que chez ceux qui, séparés de Dieu, ont l’Ennemi pour hôte en eux-mêmes.
Celui qui est uni à Dieu est saturé de Dieu, et tout ce qui n’est pas Dieu reste à la surface, tel un petit vent qui ride légèrement la surface de l’esprit et n’entre pas bouleverser l’intérieur. Ce n’est pas tout. Celui qui est uni à Dieu, vraiment uni à lui, au lieu d’absorber l’extérieur en lui, propage son intérieur sur ses proches, c’est-à-dire qu’il propage le Bien, Dieu.
Oui, c’est vraiment comme cela : celui qui est avec Dieu a un pouvoir de rayonnement, bien plus puissant que celui de beaucoup de corps de l’univers sur lesquels l’esprit humain a peiné et élevé un monument d’orgueil. Et surtout, il a un pouvoir surnaturellement utile, puisque celui qui porte le Saint des saints en soi, et vit de lui, le communique aux autres. C’est cela qui fait dire : ‘C’est un saint’.
Marie a possédé l’union avec Dieu à la perfection, et elle a tendu de toutes ses forces à se fondre à lui toujours davantage. On pourrait dire que Marie s’anéantit en Dieu tant elle vécut seulement de lui.
J’ai dit : ‘Marie trouva en cela la principale force pour se rendre intouchable’. N’allez pas comprendre les choses de travers. Marie, la très humble, n’osait pas le moins du monde se penser la créature parfaite. Elle ignorait son destin et sa nature immaculée. Elle connut le mystère aux paroles de Gabriel et dans l’étreinte nuptiale avec l’Esprit Eternel. Mais, durant sa jeunesse, période pleine de pièges, elle trouva la force, je le répète, dans l’union avec Dieu. Elle voulut la trouver à tout prix car elle aurait préféré mourir cent fois plutôt que de sortir un seul instant du halo de Dieu.
Je voudrais que mes bien-aimés en particulier, puis les autres, au lieu de s’adonner à un grand nombre de pratiques plus ou moins pieuses, tendent à la pratique souveraine de l’union avec moi. La prière, la vraie, vous serait alors facile, le cœur enflammé, le corps chaste, la pensée honnête : tout en vous deviendrait saint et bon, et la Terre connaîtrait des jours nouveaux où les anges pourraient saluer les humains avec ces mots : ‘Le Seigneur est avec vous’.”
Les Cahiers de 1943, 5 septembre