Ce dimanche 12 avril 2026, fête de la Divine Miséricorde, nous commentons l’Évangile avec le père Jean-Jacques
Ac 2, 4247 ; Ps 117 ; Pierre 1, 3-9 ;
Évangile de Jean 20, 19-31
C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.
Commentaire du père Jean-Jacques:
« Alors que les portes étaient verrouillées, Jésus vint au milieu d’eux. »
Rien ne peut arrêter le Christ ressuscité. Il vient rejoindre l’humanité là où elle est enfermée : dans ses peurs, ses doutes, ses blessures.
Aujourd’hui encore, Il se tient au milieu de nous. Il veut faire naître dans nos cœurs une espérance vivante.
Il nous offre sa paix — une paix vraie, profonde, qui guérit nos découragements et relève nos chutes.
Dans nos vies, souvent alourdies par les soucis et les épreuves, Il souffle son Esprit : un souffle de lumière, d’amour et de force.
Comme pour Thomas, traversé par le doute, le Christ ne rejette pas nos questions. Au contraire, Il vient à notre rencontre pour faire jaillir en nous une foi nouvelle, une espérance plus forte que nos hésitations.
Oui, le Ressuscité est vivant. Sa présence nous accompagne chaque jour, et pour toujours.
Alors, la foi devient pour nous source de joie et de lumière. Elle s’étend comme un fleuve paisible et fécond, qui transforme tout ce qu’il rencontre.
Rendons grâce au Christ vivant : Il nous donne sa miséricorde, Il nous donne sa joie !
Père Jean-Jacques Duten