LE SAINT JOUR DE PÂQUES, ANNEE A. 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté
En ce dimanche de la résurrection 2026, nous méditons l’Évangile commenté par le père Jean-Jacques

 

Ac 10, 34a.37-43 ; Ps 117 ; Co 3, 1-4 ;
De l’Évangile de Jean 20, 1-9
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Commentaire du père Jean-Jacques
Les quarante jours du carême nous ont conduits jusqu’à cette aurore de lumière et de joie.
Voici Pâques ! En hébreu, « Pesah » signifie « passage ». Passage décisif : passage de la mort à la vie, passage à la vie divine. Et ce n’est qu’un commencement ! S’ouvre alors le temps pascal, ces cinquante jours qui nous mènent jusqu’à la Pentecôte.
Mais ne nous y trompons pas : Pâques ne concerne pas seulement un moment de l’année. C’est toute la vie chrétienne qui est appelée à se transformer, radicalement, à l’image du Christ.
Il y a la Pâque des Hébreux, racontée dans l’Exode : un peuple libéré, arraché à l’esclavage. Il y a la Pâque du Christ : lui qui traverse la mort pour entrer dans la vie. Et puis, il y a la mienne. La nôtre.
Car notre existence est faite de passages. Des passages parfois rudes, parfois obscurs : des deuils, des ruptures, des arrachements. Autant de traversées du désert. Autant de « Pâques » où quelque chose en nous doit mourir pour que la vie jaillisse autrement.
Acceptons-nous ces passages ? Ou bien les fuyons-nous ?
Accueillir ces épreuves, c’est consentir à être transformés. C’est mourir à cet égoïsme qui nous enferme et nous rend esclaves de nous-mêmes. C’est laisser Dieu nous conduire vers une vie plus libre, plus vraie, plus lumineuse.
Comme Marie Madeleine, au matin de Pâques, nous courons, parfois perdus, souvent en quête de réponses. Et pourtant, au cœur même de nos nuits, une lumière se lève.
Le Christ est vivant. Et sa vie nous est donnée.
Il ne fait pas que nous relever : il divinise notre humanité. Il dépose en nous sa force, sa présence, son amour — un amour offert sans condition, pour tous.
Alors oui, tout peut changer.
Chaque instant de notre vie peut être traversé par cette puissance de Résurrection. Chaque instant peut devenir un passage vers plus de vie.
 
Laissons le Christ illuminer nos cœurs… et le monde deviendra plus humain, plus libre, plus fraternel.
Il est vraiment ressuscité. Alléluia !
Père Jean-Jacques Duten