OCTAVE DE NOËL
SAINT ÉTIENNE – PREMIER MARTYR – IL FUT L’UN DES SEPT DIACRES CHOISIS PAR LES APÔTRES
De l’Évangile de Matthieu 10, 17-22
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »

Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Mt 10, 20
Lorsque tu rentreras dans la petite chambre de ton âme, tu trouveras et prendras le don de ma parole.
Le livre du Ciel Tome 36, 5 décembre 1938
Après quoi je continuais à penser au grand bien de la vie dans le divin Vouloir et mon doux Jésus reprit : Ma fille, ce bien est si grand que je sens notre vie palpitante vivre dans cette créature, de sorte que nous n’avons plus besoin de paroles pour nous comprendre. Notre
souffle dans le souffle de la créature est parole qui investit l’être humain et le transmue en notre parole ; et la créature sent que notre parole parle dans son esprit, dans ses œuvres et dans ses pas. Et la vertu de notre parole créatrice l’investit de telle sorte que notre parole se fait sentir dans les fibres les plus intimes de son cœur et change la créature elle-même en parole. Ma parole devient en elle nature, et ne pas faire ce que je dis et ce que je veux serait comme si mon Verbe allait contre lui-même, ce qui ne peut pas être. Ainsi, pour celle qui vit dans mon Vouloir, je suis parole dans son souffle, dans son mouvement, dans son intelligence, dans son regard, en toute chose, si bien qu’en se sentant fusionnée et trempée dans ma parole, sans avoir entendu le son de ma voix, elle s’émerveille et dit : Combien je sens ma nature changée en sa parole, et je ne sais pas comment il me l’a dite. Et je lui dis : « Ne sais-tu pas que je suis parole à chaque instant ? Et même si tu ne m’entends pas, je parle, sachant que lorsque tu rentreras dans la petite chambre de ton âme, tu trouveras et prendras le don de ma parole. » Mes paroles ne s’envolent pas, elles restent dans la nature humaine et transforment cette créature. Il y a une telle union et une telle transformation entre celle qui vit dans notre Vouloir et nous, que nous nous comprenons sans parler, et que nous parlons sans paroles. Et c’est le plus grand don que nous puissions faire à la créature : parler avec le souffle, avec le mouvement. Cette créature est tellement identifiée à nous que nous agissons avec elle comme avec nous-mêmes. Et bien que notre Être divin soit entièrement parole et voix, lorsque nous le voulons, nous ne laissons personne nous entendre.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Le martyre d’Etienne
Étienne est une forme française de Stéphane, issu du grec Stéphanos (Στέφανος) signifiant couronne. C’était un des élèves préférés de Gamaliel, d’où la qualité de sa dialectique et de sa rhétorique qu’évoquent Ac 6,9b-10.
Lors de sa rencontre avec Jésus, Maria Valtorta le décrit ainsi : un homme d’environ vingt-cinq ans, brun, robuste, au regard intelligent et à l’aspect aristocratique. (EMV 166)
À l’Ascension, Jésus l’appelle dans les proches qu’Il veut avoir au moment de son départ : « Toi, Étienne, fleur couronnée de justice qui as quitté l’imparfait pour le parfait et qui seras couronné d’un diadème que tu ne connais pas encore mais que t’annonceront les anges ». (EMV 638)
Devenu l’un des premiers diacres de l’Église naissante, il en est le premier martyr comme le rapportent longuement les Actes des apôtres. Les lapidateurs, qui avaient déposés leurs vêtements aux pieds de Saul (Paul) abandonnent le corps d’Étienne sous le tas de pierres, probablement dans un quartier nord de Jérusalem. La nuit, la Vierge Marie et quelques apôtres viennent chercher le corps d’Étienne pour lui donner une sépulture décente mais inconnue, proche de Béthanie, sur la route de Jéricho. Nicodème et Lazare se chargent seuls de cette tâche.
Au musée du Vatican une série de tableaux de Bernardo Daddi (1290-1348) rapporte la découverte de la sépulture d’Étienne par un songe qu’aurait eu Lucien, un prêtre de Jérusalem au début du Vème siècle. Le tombeau serait situé à Kafr Gimal (Le tombeau de Gamliel), aujourd’hui Bayt Jamal. Ce lieu est situé à 22 km à l’est de Jérusalem.
Maria Valtorta ne date pas la mort d’Étienne, mais les travaux menés par Jean-François Lavère sur ses écrits aboutissent à la date du 26 décembre 32
Maria Valtorta s’attache à décrire plus précisément la lapidation d’Étienne et apporte des précisons sur l’altercation entre Saul (Paul) et Gamaliel, un docteur de la loi honoré par tout le peuple que l’on voit intervenir en Ac 5,34. Saul en était pourtant l’élève comme l’était d’ailleurs Étienne.
La Force des Martyrs dans les écrits de Maria Valtorta (Compendium)