Mardi 11 novembre 2025 - Missionnaires de la Divine Volonté

SAINT MARTIN DE TOURS VERS 317-397

Martin est célèbre dans toute la chrétienté européenne pour avoir partagé son manteau d’officier avec un pauvre, un soir d’hiver. Hongrois d’origine, soldat de l’empire romain par obéissance à son père, il est courageux mais avant tout disciple du Christ. Objecteur de conscience avant la lettre, il se porte comme bouclier humain volontaire face à l’adversaire menaçant : sans raison naturelle, l’armée ennemie tourne casaque et fuit le combat ! Martin quitte l’armée, devient ermite. Bientôt de nombreux disciples le rejoignent à Ligugé : ce sera la première communauté monastique en Gaule. Mais le peuple le réclame pour guide ! Proclamé évêque malgré lui, Martin deviendra le grand évangélisateur des campagnes gauloises.

 

De l’Évangile de Luc 17, 7-10
En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir” » 

 

Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? Lc 17, 9
Elle (l’obéissance) rend l’âme telle qu’elle fut créée par Dieu dans la Justice originelle, c’est-à-dire avant d’être chassée de l’Éden terrestre.

 

Le livre du Ciel Tome 4, 8 novembre 1900 
Jésus continue de venir avec ses habituels retards. Alors que j’éprouvais tout le poids de sa privation, Il vint à l’improviste. Et, sans que je sache pourquoi, Il me posa cette question : « Pourrais-tu me dire pourquoi l’obéissance est tellement glorifiée et pourquoi elle a autant l’honneur d’imprimer dans l’âme l’image divine ? » Toute confuse, je ne savais pas quoi répondre. Alors, par une lumière intellectuelle qu’Il m’envoya, Jésus béni lui-même me répondit. Et comme la réponse m’est venue par le moyen de la lumière et non par des paroles, je n’ai pas les mots pour l’exprimer. Néanmoins, l’obéissance veut que je fasse un effort pour voir si je peux arriver à l’écrire. Je crois que je ferai de grosses sottises et que j’écrirai des choses qui ne s’accordent pas ensemble. Mais, je mets toute ma foi dans l’obéissance, surtout du fait que ce sont des choses qui la concernent directement. Je commence maintenant. Il me semble que Jésus me disait : « L’obéissance est grandement glorifiée parce qu’elle a la puissance de dévoiler jusque dans leurs racines les passions
humaines. Elle détruit dans l’âme tout ce qui est terrestre et matériel. Et, à son grand honneur, elle restitue à l’âme son état premier, c’est-à-dire qu’elle rend l’âme telle qu’elle fut créée par Dieu dans la Justice originelle, c’est-à-dire avant d’être chassée de l’Éden terrestre. Dans cet état sublime, l’âme se sent fortement attirée par tout ce qui est bon. Elle trouve naturel tout ce qui est bon, saint et parfait, tout en éprouvant une immense horreur de l’ombre même du mal. Dans cet heureux état provenant de la main très experte de l’obéissance, l’âme n’éprouve plus de difficulté à obéir aux ordres reçus, d’autant plus que celui qui commande doit toujours commander ce qui est bon. C’est ainsi que l’obéissance sait bien imprimer dans l’âme l’Image divine. De plus, elle change la nature humaine en nature divine.

 


Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Ecoutez : en vérité, je vous dis que personne ne doit se vanter de faire son devoir et exiger des faveurs spéciales pour ce qui est une obligation.
       Judas a rappelé que vous m’avez tout donné ; et il m’a dit qu’en retour, j’ai le devoir de vous satisfaire pour ce que vous faites.
       Mais rendez-vous un peu compte : il y a parmi vous des pêcheurs, des propriétaires terriens, plus d’un qui possède un atelier, et Simon le Zélote qui avait un serviteur. Eh bien, quand les employés de la barque, ou les journaliers qui vous aidaient à l’oliveraie, à la vigne ou dans les champs, ou encore les apprentis de l’atelier, ou simplement le fidèle domestique qui s’occupait de la maison ou de la table, avaient fini leur travail, vous mettiez-vous par hasard à les servir ?
       Et n’en est-il pas ainsi dans toutes les maisons et toutes les affaires ? Quel homme, ayant un serviteur qui laboure ou qui fait paître, ou un ouvrier à l’atelier, lui dit quand il a fini le travail : “ Passe tout de suite à table ” ? Personne. Au contraire, soit qu’il revienne des champs, soit qu’il ait déposé ses outils, tout maître dit : “ Fais-moi à dîner, mets-toi en tenue et, avec des vêtements propres, sers-moi pendant que je mange et que je bois. Ton tour viendra ensuite. ” Et on ne peut pas dire que cela soit de la dureté de cœur. Car l’employé doit servir son maître, et ce dernier n’a aucune obligation envers lui sous prétexte qu’il a obéi aux ordres reçus le matin. En effet, si le maître a le devoir de se montrer humain à l’égard de son serviteur, celui-ci a aussi le devoir de ne pas être paresseux et dilapidateur, mais de coopérer au bien-être de celui qui l’habille et le nourrit. Supporteriez-vous que vos matelots, vos ouvriers agricoles ou autres sous-ordres, vous disent : “ A ton tour de me servir, puisque, moi, j’ai travaillé ” ? Je ne crois pas.
       Il en va de même pour vous : quand vous regardez ce que vous avez accompli et ce que vous accomplirez pour moi — et, à l’avenir, ce que vous ferez pour poursuivre mon œuvre et continuer à servir votre Maître —, vous verrez que vous êtes toujours restés en-deçà de ce qu’il était juste de faire pour être au niveau de tout ce que vous avez reçu de Dieu. Vous devrez donc toujours dire : “ Nous sommes des serviteurs inutiles, puisque nous n’avons fait que notre devoir. ” Si vous raisonnez ainsi, vous ne sentirez plus de prétentions ni de mécontentements s’élever en vous, et vous agirez avec justice. » Tome 6 – ch 422.7