Dimanche 30 mars 2025 - Missionnaires de la Divine Volonté
De l’Évangile de Luc 15, 1-3.11-20
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” » 

 

Le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Lc 15, 13
je veux m’unir à toi, réparer et compatir avec toi pour tous les manquements qui se font contre ta Volonté infiniment sainte.

 

Les 24h de la passion du Christ : DEUXIÈME HEURE DE L’AGONIE DANS LE JARDIN 22H À 23H
j’entends ta Voix moribonde dire : « Père, si c’est possible, que s’écarte de moi ce calice; cependant, non pas ma Volonté, mais la tienne. » C’est la deuxième fois que j’entends ces mots de ta Bouche. Oh ! comme les Accents de ta Voix déchirent mon cœur ! Toutes les révoltes des créatures se présentent devant toi et ce « fiat Voluntas tua » qui devrait être le principe de vie de toute créature, tu le vois rejeté par presque toutes. En conséquence, au lieu de trouver la vie, elles trouvent la mort. Et toi, voulant donner la vie à toutes et faire une Réparation solennelle au Père pour leurs révoltes, tu répètes une troisième fois : « Père, si c’est possible, que s’écarte de moi ce calice. Ce calice, pour moi, est très amer; cependant, non pas ma Volonté, mais la tienne. » Ô mon Bien, l’amertume qui t’opprime est si grande que tu en es réduit à la dernière extrémité : tu agonises, tu es sur le point de rendre le dernier soupir ! Ô Jésus, mon Amour, pendant que tu es entre mes bras, je veux m’unir à toi, réparer et compatir avec toi pour tous les manquements qui se font contre ta Volonté infiniment sainte et, en même temps, te prier pour qu’en toutes choses je fasse toujours personnellement ta Volonté ! Que ta Volonté soit ma respiration, mon coeur, ma sensibilité, ma pensée, ma vie, et mon triomphe à l’heure de ma mort.


Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
 Ecoutez : voici une belle parabole qui vous guidera par sa lumière en bien des occasions.
       Un homme avait deux fils. L’aîné était sérieux, travailleur, affectueux, obéissant. Le second était plus intelligent que son aîné – qui, en vérité, était un peu borné et se laissait guider pour ne pas avoir à se donner la peine de décider par lui-même – ; en revanche, il était aussi rebelle, distrait, dépensier et paresseux, et il aimait le luxe et le plaisir. L’intelligence est un grand don de Dieu, mais c’est un don dont il faut user sagement. Sinon, il en va comme de certains remèdes qui, employés indûment, tuent au lieu de guérir. Le père suivait son droit et son devoir en le rappelant à une vie plus sage, mais c’était sans résultat, sauf d’essuyer des réponses méchantes et de voir son fils s’endurcir dans ses idées mauvaises.
       Enfin, un jour, après une dispute plus envenimée, le cadet dit : “ Donne-moi ma part des biens. Ainsi, je n’entendrai plus tes reproches ni les plaintes de mon frère. A chacun son lot et que tout soit fini.
       – Prends garde, répondit le père, tu seras bientôt ruiné. Que feras-tu, alors ? Réfléchis : je ne serai pas injuste en ta faveur et je ne reprendrai pas la plus petite somme à ton frère pour te la donner.
       – Je ne te demanderai rien. Sois tranquille. Donne-moi ma part. ”
       Le père fit estimer ses terres et les objets précieux. Après avoir constaté que l’argent et les bijoux avaient autant de valeur que les terres, il donna à l’aîné les champs et les vignes, les troupeaux et les oliviers, et au cadet l’argent et les bijoux, que ce dernier vendit aussitôt pour avoir tout en argent. Cela fait, en peu de jours, il partit pour un pays lointain où il vécut en grand seigneur, dissipant ses biens en bombances de toutes sortes, se faisant passer pour un fils de roi car il avait honte de dire : “ Je suis un campagnard ”, et reniant ainsi son père. Festins, amis et amies, vêtements, vins, jeux… vie dissolue… Il vit bien vite s’épuiser ses réserves et arriver la misère. Et pour alourdir cette misère, il survint dans le pays une grande disette qui fit fondre le reste de ses ressources (…) Tome 3 – ch 205.3