En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. Mt 5, 48
Il était notre reflet, et ces reflets lui donnaient une beauté propre à ravir notre amour et le rendaient parfait dans tous ses actes…
Le livre du Ciel Tome 20, 29 octobre 1926
La Divinité tout entière était résolue à aimer l’homme et à se déverser en lui. Dès le premier instant de sa vie, il a ressenti toute la force de notre amour et du tréfonds de son cœur, il exprima, de sa propre voix, son amour pour son Créateur. Oh ! combien nous étions heureux d’entendre notre œuvre, la statue que nous avions faite, parler, nous aimer et d’un amour parfait ! C’était le reflet de notre amour qui sortait de lui. Cet amour n’avait pas été contaminé par sa volonté et, par conséquent, son amour était parfait parce qu’il possédait la plénitude de notre amour. Jusqu’alors, de toutes les choses créées par nous, aucune ne nous avait encore dit qu’elle nous aimait. En entendant que l’homme nous aimait, notre joie, notre satisfaction, étaient si grandes que pour l’accomplissement de notre fête, nous l’avons constitué roi de tout l’univers et le plus magnifique joyau de nos mains créatrices. Combien l’homme était beau dans les premiers temps de sa création. Il était notre reflet, et ces reflets lui donnaient une beauté propre à ravir notre amour et le rendaient parfait dans tous ses actes : parfaite était la gloire qu’il rendait à son Créateur ; parfaite son adoration, parfait son amour, parfaites ses œuvres. Sa voix était si harmonieuse qu’elle résonnait dans toute la Création, parce qu’il possédait la divine harmonie et celle de ce Fiat qui lui avait donné la vie. Tout en lui était ordre parce que notre Volonté lui apportait l’ordre de son Créateur ; cela le rendait heureux et le faisait grandir dans notre ressemblance et selon nos paroles : ‘Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance.’
Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Aimez, aimez ! Aimez amis et ennemis pour être semblables à votre Père qui fait pleuvoir sur les bons et les méchants et fait luire son soleil sur les justes et les injustes ; il se réserve d’accorder un soleil et des rosées éternels, ainsi que le feu et la grêle de l’enfer quand on aura trié les bons comme des épis choisis dans les gerbes de la moisson. Il ne suffit pas d’aimer ceux qui vous aiment et de qui vous espérez quelque retour. Il n’y a guère de mérite à cela : c’est une joie et même les hommes naturellement honnêtes savent le faire. Même les publicains et les païens le font. Mais vous, aimez à la ressemblance de Dieu, et aimez par respect pour Dieu, qui est aussi le Créateur de ceux qui sont pour vous des ennemis ou des gens peu aimables. Je veux en vous la perfection de l’amour, et c’est pourquoi je vous dis : “ Soyez parfaits comme votre Père qui est dans les Cieux est parfait. ” Tome 3 – ch 171.5