Mardi 13 juin 2023 - Missionnaires de la Divine Volonté

SAINT ANTOINE DE PADOUE (1195-1231)

 Prêtre franciscain portugais, maître de doctrine spirituelle, prédicateur de renom et thaumaturge, qui fut canonisé en 1232, moins d’un an après sa mort, et déclaré docteur de l’Église en 1946.

 

De l’Évangile de Matthieu 5, 13-16
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

 

Vous êtes la lumière du monde. Mt 5,14
Si tu veux être lumière, tu ne dois aimer que ton Créateur…

 

Le livre du Ciel Tome 21, 22 avril 1927
Notre Être est pour l’homme ce que le soleil est pour l’œil, comme les ornements que l’homme peut voir et toucher. L’homme voit le soleil, sa lumière l’atteint et il lui permet de sentir sa chaleur. L’homme voit l’immensité de l’eau dans la mer, il contemple la voûte des cieux avec toutes les étoiles. Mais qui peut dire de quoi est faite la lumière ? Combien de lumière les cieux contiennent-ils ? Combien d’eau dans la mer ? Combien d’étoiles dans le ciel et qui a formé la voûte des cieux ? À cela, l’homme ne sait quoi répondre. Il voit et il en profite, mais il est le grand ignorant en ce qui concerne l’arithmétique des poids et des mesures. Et si cela est vrai pour nos ornements, ce l’est bien plus encore pour notre Être divin. Tu dois savoir que toute la Création, comme chaque chose créée, est une leçon pour l’homme. Elles racontent nos qualités divines et chacune donne une leçon sur les qualités qu’elles
contiennent. Le soleil donne une leçon de lumière et enseigne que pour être lumière, il faut être pur et libre de tout ce qui est matériel ; la lumière est toujours unie à la chaleur, car on ne peut séparer la lumière de la chaleur. Si tu veux être lumière, tu ne dois aimer que ton Créateur et, comme le soleil, cela t’apportera la fécondité de tous les biens. Le ciel est une leçon de ma Paternité céleste. Il t’appelle continuellement à ton Créateur. Il te donne une leçon de détachement pour ce qui est terrestre et une leçon sur les hauteurs de sainteté auxquelles tu dois arriver. Tu dois t’orner mieux que les étoiles de toutes les vertus divines. Chaque chose donne sa leçon et appelle l’homme à se mirer en elle pour la copier et l’imiter. Je n’ai pas créé tous mes ornements dans le seul but de les voir, mais pour que la créature, en les imitant, puisse être embellie.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. Mais si vous manquez à votre mission, vous deviendrez un sel insipide et inutile. Rien ne pourra plus vous rendre cette saveur. Car, après avoir reçu ce don de Dieu, vous l’avez perdu en le diluant dans les eaux fades et souillées de l’humanité, en l’affadissant par la douceur corrompue des sens, en mêlant au sel pur de Dieu des monceaux de déchets d’orgueil, d’avarice, de gourmandise, de luxure, de colère, de paresse, de sorte que l’on a un grain de sel pour sept fois sept grains de chaque vice. Votre sel n’est alors qu’un mélange de pierraille dans laquelle le pauvre grain de sel est perdu, de pierraille qui crisse sous les dents, qui laisse dans la bouche un goût de terre et rend la nourriture désagréable, répugnante. Il n’est même plus bon pour des usages inférieurs car un savoir pétri des sept vices nuirait même aux missions humaines. Alors le sel n’est bon qu’à être jeté et foulé aux pieds insouciants des hommes. Que de monde, que de monde pourra ainsi piétiner les hommes de Dieu ! Car ces appelés auront permis au peuple insouciant de les écraser, puisqu’ils ne sont plus la substance vers laquelle on accourt pour trouver la saveur de choses nobles, célestes : ils seront uniquement des rebuts.
       Vous êtes la lumière du monde. Vous êtes comme ce sommet qui a été le dernier d’où le soleil ait disparu et le premier à recevoir la lumière argentée de la lune. Celui qui se trouve en haut brille, et on le voit car même l’œil le plus distrait se pose parfois sur les hauteurs. Je dirais que l’œil matériel, dont on dit qu’il est le miroir de l’âme, reflète le désir de l’âme, le désir souvent inaperçu, mais toujours vivant tant que l’homme n’est pas un démon, le désir des hauteurs, des hauteurs où la raison place instinctivement le Très-Haut. Et en cherchant les cieux, il lève les yeux vers les hauteurs, du moins quelquefois au cours de sa vie.
       Je vous prie de vous rappeler ce que tous nous faisons, depuis notre plus tendre enfance, en entrant à Jérusalem. Où se précipitent nos regards ? Vers le mont Moriah que couronne le triomphe de marbre et d’or du Temple. Et quand nous sommes dans son enceinte ? Nous regardons les dômes précieux qui resplendissent au soleil. Que de beautés à l’intérieur de l’enceinte sacrée, dans ses atriums, dans ses portiques et dans ses cours ! Mais l’œil s’élance vers le haut. Je vous prie encore de vous souvenir de nos voyages. Où se dirige notre regard, comme pour oublier la longueur du chemin, la monotonie, la fatigue, la chaleur ou la boue ? Tome 3 – ch 169.7