Samedi 7 janvier 2022 - Missionnaires de la Divine Volonté

De l’Évangile de Jean 2, 1-11

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. Jn 2,5
C’est pourquoi je continue de répéter continuellement : « Faites tout ce que mon Fils vous dit.

 

La Reine du Ciel dans le royaume de la Volonté Divine : Mariage à Cana.
Mon Fils était revenu du désert et s’apprêtait à entreprendre sa vie publique. Il voulut d’abord être présent à ce mariage et c’est pour cela qu’il s’y laissa inviter. C’était non simplement pour célébrer avec les autres, mais pour y accomplir de grandes choses pour les générations humaines. Il y prit la place de Père et Roi des familles et moi, celle de Mère et Reine.
Par notre présence, nous allions renouveler la sainteté, la beauté et l’ordre du mariage humain constitué par Dieu au jardin d’Éden, quand Adam et Ève furent mariés par l’Être Suprême en vue du peuplement de la terre. Le mariage est la substance par laquelle jaillit la vie des générations. On peut dire qu’il est le tronc par lequel la terre est peuplée. Les prêtres et les religieux sont des branches, mais sans le tronc, les branches ne peuvent exister.
Par leur péché, en se retirant de la Divine Volonté, Adam et Ève firent perdre à la famille sa sainteté, sa beauté et son ordre. Et moi, ta Maman, la nouvelle et innocente Ève, avec mon Fils Jésus, nous allions ramener à l’ordre ce que Dieu avait accompli dans l’Éden. J’obtins la grâce que la Divine Volonté puisse régner à nouveau chez les couples humains. Je devins ainsi Reine des familles.
Notre amour nous consumait et nous voulions faire savoir aux créatures combien nous les aimions, et nous voulions leur donner un sublime enseignement. Voici comment. Au plein milieu du repas, le vin manqua. Rempli d’amour, mon Cœur maternel voulut aider les nouveaux époux. Sachant que mon Fils pouvait tout accomplir et sûre qu’il allait m’écouter, je lui ai dit : « Mon Fils, les époux n’ont plus de vin. » Il me répondit : « Mon heure d’accomplir des miracles n’est pas encore venue. » Étant certaine qu’il ne dirait pas non à la demande de sa Maman, j’ai dit à ceux qui servaient : « Faites ce que mon Fils vous dira et vous obtiendrez ce que vous désirez ; vous l’obtiendrez même en surabondance. »
Ma fille, par ces quelques mots, je donnai aux créatures une leçon des plus utiles et sublimes. Avec mon cœur de maman, je leur ai dit : « Mes enfants, voulez-vous devenir saints ? Faites la Volonté de mon Fils. Ne vous éloignez pas de ce qu’il vous dit et vous obtiendrez sa ressemblance, sa sainteté et sa puissance. Voulez-vous que cessent tous vos maux ? Faites tout ce que mon Fils vous dit. Voulez-vous obtenir une grâce, même difficile ? Faites ce qu’il vous dit et ce qu’il désire. Voulez-vous obtenir ce qui est nécessaire à la vie naturelle ? Faites ce que mon Fils vous dit. »
Ce qu’il vous dit et désire renferme une telle puissance qu’elle fait naître dans vos âmes les grâces voulues. Combien d’âmes se voient remplies de passions, faibles, affligées et misérables ! Elles prient et prient, mais, parce qu’elles ne font pas ce que mon Fils demande, elles n’obtiennent rien. les Cieux leur semblent fermés.
Cela est une grande souffrance pour ta Maman, car je vois que, pendant que ces âmes prient, elles s’éloignent de la source dans laquelle résident tous les biens : la Volonté de mon Fils.
Les serviteurs firent exactement ce que mon Fils leur avait dit, à savoir : « Remplissez les jarres avec de l’eau et placez-les sur la table. » Mon cher Jésus bénit cette eau qui se changea aussitôt en un vin délicieux. Que ceux qui font ce que Jésus dit et désire soient bénis mille fois ! Par ce miracle, mon Fils m’accorda un très grand honneur : il me constitua Reine des miracles.
Et c’est pour cela qu’il voulut ma participation et ma prière pour l’accomplissement de son premier miracle. Il m’aimait tellement qu’il voulut me constituer Reine des miracles. Il le fit dans les faits et non seulement dans les mots. Il dit : « Si vous voulez des grâces et des miracles, venez à ma Mère ; je ne lui refuse jamais rien de ce qu’elle me demande. »
Par ma participation à ce mariage, songeant aux siècles à venir, j’entrevoyais le Règne de la Divine Volonté sur toute la terre. Je songeais aussi aux familles en intercédant pour que la Très Sainte Trinité règne pleinement sur elles. Avec mes droits de Mère et de Reine, j’avais à cœur de mettre à la disposition des créatures les grâces, l’aide et la sainteté nécessaires pour qu’elles puissent vivre dans le Royaume si saint de la Divine Volonté. Et c’est pourquoi je continue de répéter continuellement : « Faites tout ce que mon Fils vous dit. »

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Jésus tourne le dos au mur où sont les jarres. Il ne les voit donc pas, ni non plus l’affairement du majordome autour des plats de rôti qu’on amène par une trappe auprès des crédences.

J’observe une chose. Sauf les mères des époux et Marie, aucune femme ne siège à cette table, Toutes les femmes se trouvent, et elles font un grand bruit, à la table le long du mur. On les sert après les époux et les hôtes de marque. Jésus est près du maître de maison et a en vis-à-vis Marie qui est à côté de l’épouse. Le repas commence, et je vous assure que l’appétit ne manque pas et encore moins la soif. Deux mangent et boivent peu, ce sont Jésus et sa Mère, qui parle aussi très peu.

 

355> Jésus parle un peu plus. Mais tout en parlant peu, il n’est, dans sa conversation, ni renfrogné ni dédaigneux. C’est un homme courtois, mais pas bavard. Quand on l’interroge, il répond, s’intéresse à ce qu’on Lui dit et donne son avis, mais ensuite se recueille en Lui-même comme quelqu’un habitué à la méditation. Il sourit mais ne rit jamais. S’il entend quelque plaisanterie trop aventurée, il fait celui qui n’entend pas. Marie se nourrit de la contemplation de son Jésus et aussi Jean qui est au bout de la table et reste suspendu aux lèvres de son Maître.

 

 52.6 – Marie s’aperçoit que les serviteurs parlent à voix basse avec le majordome et que celui-ci est gêné et Elle comprend qu’il y a quelque chose de désagréable. “Fils, dit-elle doucement en attirant l’attention de Jésus avec cette parole, Fils, ils n’ont plus de vin.”

“Femme, qu’y a-t-il, désormais entre Moi et Toi ?” Jésus en disant cette phrase sourit encore plus doucement et Marie sourit, comme deux qui savent une vérité qui est leur joyeux secret que tous les autres ignorent.

 

 52.7 – Jésus m’explique le sens de la phrase. “Ce désormais, que beaucoup de traducteurs passent sous silence, est la clef de la phrase et l’explique avec son vrai sens[3].

Je fus le Fils soumis à la Mère, jusqu’au moment où la volonté de mon Père m’indiqua que l’heure était venue d’être le Maître. À partir du moment où ma mission commença, je ne fus plus le Fils soumis à sa Mère, mais le Serviteur de Dieu. Les liens qui m’unissaient à Celle qui m’avait engendré étaient rompus. Ils s’étaient transformés en liens de plus haut caractère. Ils s’étaient tous réfugiés dans l’esprit. L’esprit appelait toujours “Maman” Marie, ma Sainte. L’amour ne connut pas d’arrêt, ne s’attiédit pas, au contraire, il ne fut jamais aussi parfait que lorsque, séparé d’Elle pour une seconde naissance, Elle me donna au monde, pour le monde, comme Messie, comme Évangélisateur. Sa troisième, sublime maternité mystique, ce fut quand, dans le déchirement du Golgotha, Elle m’enfanta à la Croix, en faisant de Moi, le Rédempteur du monde. Tome 1, chapitre 52.