3ème DIMANCHE DE CARÊME, année C 2022 - Missionnaires de la Divine Volonté

      Ex 3, 1-8a.10.13-15 ; Ps 102 ; Co 10, 1-6. 10-12 ;

Évangile (Lc 13, 1-9)

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ‘Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ »

Commentaire du père Jean-Jacques :

                    

 « Pensez-vous que les galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens » ?
Aujourd’hui, le maître nous interroge face au drame qu’Il partage avec ses enfants déchirés par le mal. Quelle réponse sommes-nous capables de lui donner ? Nos maigres efforts de carême nous paraissent tellement impuissants face à cette machine destructrice qui nargue notre espérance et notre foi. Un mot cependant revient 2 fois : « convertissez-vous ».
 Il faut croire à cette opération de transformation, capable de redonner la vie et de changer le destin.
« Laisse-le encore cette année ».
Qui peut oser s’interposer devant une sentence de mort, et croire que tout n’est pas perdu ?
Nous sommes ce figuier devenu stérile et condamné à disparaître.
     « A quoi bon le laisser épuiser le sol » ? Quel désespoir ! –
 Mais cette fatalité est brisée par « ce vigneron » en quête du moindre signe d’espoir et toujours prêt à nous relever. « Une année ! » ; cela paraît dérisoire et cependant largement suffisant pour le Christ qui propose son aide et son secours inespéré, capable de tout.
Nous vivrons ce Dimanche une démarche sincère de pardon. Ce sera simple et anonyme. Nous redonnerons vie à ce « figuier malade », en recevant ce baume de la miséricorde entre nous. Nous nous sommes tous blessés un jour ou l’autre.
Soyons unis dans la prière avec toutes les personnes victimes d’abus au sein de l’église.
Recevons ensemble l’inépuisable miséricorde que Le Christ veut déverser sur nous.
Accueillons cette patience divine pour nous l’appliquer les uns les autres avec amour. 
  Bonne semaine, Père Jean-Jacques Duten