Mardi 8 novembre 2021 - Disciples Amoureux Missionnaires
De l’évangile de Jean 2, 13-22
 Le zèle de ta maison me dévore. Jn 2,17
Ce Temple occupe un poste royal et l’âme est notre gloire et notre triomphe.

 

Le livre du Ciel Tome 33, 11 mars 1934
..Or, tu dois savoir que l’âme en état de grâce est le temple de Dieu. Mais lorsque l’âme vit dans notre Volonté, c’est Dieu lui-même qui se fait le Temple de l’âme. Et combien est grande la différence entre la créature temple de Dieu et Dieu Temple de l’âme. Le premier est un temple exposé aux périls, aux ennemis, sujet aux passions. Bien souvent, notre Être suprême se trouve dans ces temples comme en un temple de pierre, abandonné, où il n’est pas aimé comme il devrait l’être. Et la petite lampe de son amour continuel que l’âme devrait avoir en hommage au Dieu qui réside en elle, est éteinte par manque d’une huile pure. Et si cette âme devait tomber dans un péché grave, notre temple s’écroule et l’âme est occupée par des voleurs et des ennemis qui la profanent et se moquent d’elle.
Le second Temple, qui est Dieu Temple de l’âme, n’est pas exposé aux dangers. Les ennemis ne peuvent pas s’en approcher, les passions s’éteignent, et l’âme dans ce Temple divin est comme la petite Hostie qui porte Jésus en
elle ; et avec l’amour éternel qu’elle en retire, l’âme est nourrie et devient la petite lampe vivante qui toujours brûle sans jamais s’éteindre. Ce Temple occupe un poste royal et l’âme est notre gloire et notre triomphe. Et que fait la petite Hostie dans notre Temple ? Elle prie, elle aime, elle vit de la Divine Volonté ; elle prend la place de mon Humanité sur la terre et occupe mon poste de souffrances ; elle appelle toutes nos œuvres pour lui faire cortège, la Création, la Rédemption, elle les fait toutes siennes et elle leur commande.
Elle les place toutes comme une armée autour de son acte de prière, d’adoration et de glorification. Mais elle se tient toujours à la tête pour faire faire à nos œuvres ce qu’elle veut qu’elles fassent et termine toujours par son
petit refrain que nous aimons tant : « Que votre Volonté soit connue et aimée, qu’elle règne et domine dans le monde entier. » De sorte que les désirs, les soupirs, les intérêts, les sollicitudes et les prières de cette petite
Hostie qui vit dans notre Temple divin, c’est que notre Fiat embrasse toute chose, éloigne tous les maux des créatures et que par son souffle tout puissant il occupe son poste dans le cœur des créatures pour se faire la vie
de toutes.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :

Jésus est terrible. On dirait l’archange posté au seuil du paradis perdu. Il ne tient pas d’épée flamboyante, mais ses yeux rayonnent de lumière et foudroient les moqueurs et les sacrilèges. Il n’a rien à la main, rien d’autre que sa sainte colère. Marchant d’un pas rapide et imposant au milieu des comptoirs, il éparpille les pièces de monnaie méticuleusement rangées selon leur valeur, renverse tables petites et grandes, de sorte que tout tombe avec fracas sur le sol au milieu d’un grand bruit de métaux qui rebondissent et de bois bousculés, avec cris de colère, d’effarement ou d’approbations.

361> Puis il arrache des mains des gardiens de bestiaux des cordages qui attachaient bœufs, brebis et agneaux et en fait un martinet très dur dont les nœuds coulants assemblent les lanières. Il le lève, le fait tournoyer et l’abaisse sans pitié. Oui, je vous l’assure, sans pitié.

Cette grêle imprévue s’abat sur les têtes et les dos. Les fidèles s’esquivent, admirant la scène. Les coupables, poursuivis jusqu’en dehors de l’enceinte, se sauvent à toutes jambes, laissant par terre l’argent et derrière eux les bêtes de toutes tailles, dans une grande confusion de pattes, de cornes et d’ailes. Les unes courent, les autres s’échappent en volant. Mugissements, bêlements, roucoulements de colombes et de tourterelles unis aux rires et aux cris des fidèles derrière les usuriers en fuite, couvrent jusqu’au lamentable chœur des animaux qu’on égorge certainement dans une autre cour.
53.5 – Des prêtres accourent, accompagnés de rabbins et de pharisiens.

Jésus est encore au milieu de la cour, revenant de sa poursuite. Il a encore en main le martinet.
« Qui es-tu ? Comment te permets-tu de faire cela et de troubler les cérémonies prescrites ? De quelle école proviens-tu ? Nous ne te connaissons pas. Nous ne savons pas qui tu es.
– Je suis Celui qui peut. Je peux tout. Détruisez ce Temple vrai, et je le relèverai pour rendre gloire à Dieu. Je ne trouble pas, moi, la sainteté de la Maison de Dieu ni les cérémonies. C’est vous qui la troublez en permettant que les usuriers et les marchands s’installent dans sa demeure. Mon école, c’est l’école de Dieu, la même école qui fut celle de tout Israël, par la bouche de l’Éternel parlant à Moïse. Vous ne me connaissez pas ? Vous me connaîtrez. Vous ne savez pas d’où je viens ? Vous le saurez. »