Dimanche 10 octobre 2021 - Disciples Amoureux Missionnaires
De l’évangile de Marc 10, 17-30
Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Mc 10,21
Ma fille, celui qui abandonne tout, œuvre pour Moi et aime toute chose divinement peut disposer de tout.

 

Le livre du Ciel Tome 10, 10 février 1912
« Ma fille, celui qui abandonne tout, œuvre pour Moi et aime toute chose divinement peut disposer de tout. Le  signe qui indique si quelqu’un a tout quitté pour Moi et a réussi à tout faire et aimer divinement, réside dans le fait que, en tout, en œuvrant, parlant, priant, il ne rencontre plus d’obstacles, de peines, de conflits, d’oppositions car, face à ce pouvoir de faire et tout aimer divinement, ils baissent tous la tête n’osant piper mot. En effet Moi,
Père bienveillant, Je surveille sans cesse le cœur humain et, le voyant glisser au dehors, c’est-à-dire agir, aimer humainement, j’insère des épines, des peines, de l’amertume qui piquent et attristent l’agissement, l’amour humain et l’âme, se sentant piquée, réalise que sa façon d’être n’est pas divine ; elle entre alors en elle
et agit différemment, car les piqûres sont les sentinelles du cœur humain et lui permettent de voir qui la fait bouger, Dieu ou la créature. Tandis que, lorsque l’âme a tout abandonné, agit et aime tout divinement, elle jouit de ma paix et, au lieu d’avoir les sentinelles et les yeux des piqûres, c’est la gardienne de la paix qui la surveille et éloigne ce qui peut la troubler, qui a les yeux de l’amour lesquels mettent en fuite et brûlent ceux qui voudraient la
déconcerter, voilà pourquoi ils restent discrets, la laissant tranquille, et se mettant à sa disposition. L’âme pourrait ainsi dire : « On ne me touche pas, car je suis divine et appartiens entièrement à mon doux amour Jésus. Que personne n’ose troubler mon doux repos avec mon Immense Bien et, si c’était le cas, avec le pouvoir de Jésus qui est le mien, je le chasserai.»

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :

Jésus quitte la route de Jéricho pour un chemin secondaire qui va à Doco.

 576.6 – Il s’y trouve depuis peu quand, d’une caravane qui vient je ne sais d’où — une riche caravane qui certainement vient de loin. Les femmes sont montées sur des chameaux, renfermées dans des palanquins qui oscillent, attachés sur les échines gibbeuses[4]. Les hommes sont montés sur des chevaux fougueux ou d’autres chameaux — se détache un jeune homme qui fait agenouiller son chameau et glisse en bas de la selle pour aller vers Jésus. Un serviteur qui est accouru lui tient la bête par la bride.

Le jeune homme se prosterne devant Jésus et Lui dit après une profonde salutation :

« Je suis Philippe de Canata, fils de vrais Israélites et resté tel. Disciple de Gamaliel jusqu’à la mort de mon père qui m’a mis à la tête de son commerce. Je t’ai entendu plus d’une fois. Je connais tes actions, j’aspire à une vie meilleure pour avoir cette vie éternelle dont tu assures la possession à celui qui crée ton Royaume en lui-même.  Dis-moi, bon Maître : que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? »

« Pourquoi m’appelles-tu bon ? Dieu seul est bon. »

« Tu es le Fils de Dieu, bon comme ton Père. Oh ! dis-moi que dois-je faire ? »

« Pour entrer dans la vie éternelle, observe les commandements. »

« Lesquels, mon Seigneur ? Les anciens ou les tiens ? »

« Dans les anciens, les miens se trouvent déjà. Les miens ne changent pas les anciens. Ils sont toujours : adorer d’un amour vrai l’Unique vrai Dieu et respecter les lois du culte, ne pas tuer, ne pas voler, ne pas commettre l’adultère, ne pas attester le faux, honorer père et mère, ne pas faire du tort au prochain, mais au contraire l’aimer comme tu t’aimes toi-même. En agissant ainsi, tu auras la vie éternelle. »

« Maître, toutes ces choses, je les ai observées depuis mon enfance. »

Jésus le regarde d’un œil affectueux et doucement il lui demande :

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229> « Et cela ne te paraît pas encore suffisant ? »

« Non, Maître. C’est une si grande chose le Royaume de Dieu en nous et dans l’autre vie. C’est un don infini Dieu, qui se donne à nous. Je sens que tout est peu de chose de ce qui est devoir, par rapport au Tout, à l’Infini Parfait qui se donne. Je pense qu’on doit l’obtenir avec des choses plus grandes que celles qui sont commandées pour ne pas se damner et Lui être agréable. »

« Tu parles bien. Pour être parfait il te manque encore une chose. Si tu veux être parfait comme le veut notre Père des Cieux, va, vends ce que tu as, et donne-le aux pauvres, et tu auras dans le Ciel un trésor qui te fera aimer du Père qui a donné son Trésor pour les pauvres de la terre. Puis viens et suis-moi. »

Le jeune homme s’attriste et devient pensif, puis il se relève en disant :

« Je me rappellerai ton conseil… » et il s’éloigne tout triste.