Vendredi 24 septembre 2021 - Missionnaires de la Divine Volonté
De l’évangile de Luc 9, 18-22
Il ajouta qu’il fallait que le Fils de l’homme souffrît beaucoup, qu’il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. Lc 9,22
..mon Humanité, sous les coups de fouet, a ouvert une multitude de canaux desquels  des rivières de Sang s’écoulent afin que mes enfants puissent en recevoir la Vie.

 

Le livre du Ciel Tome 14, 26 février 1922
«Ma fille, J’ai créé l’homme
– beau, noble, d’origine éternelle et divine, heureux et digne de Moi.
Le péché l’a fait tomber de ces hauteurs dans un profond abîme.
Il lui a enlevé sa noblesse. L’homme est devenu la plus malheureuse des créatures.
Le péché a entravé sa croissance et l’a couvert de blessures qui l’ont rendu horrible à voir. Mais ma Rédemption l’a délivré de sa culpabilité.
Mon Humanité n’a rien fait d’autre que ce qu’une tendre mère accomplit:
– parce que son nouveau-né est incapable de prendre quelque nourriture,
– elle ouvre son sein et, ramenant son enfant vers elle, de son propre sang transformé en lait, elle lui prodigue la nourriture dont il a besoin pour vivre.
Surpassant l’amour d’une mère qui nourrit son enfant de son sein,
mon Humanité, sous les coups de fouet,
a ouvert une multitude de canaux desquels  des rivières de Sang s’écoulent
afin que mes enfants puissent
– en recevoir la Vie,
– s’en nourrir et parfaire leur croissance.
Avec mes Blessures, J’ai couvert leurs difformités
et Je les ai rendus plus beaux qu’au début.
Quand J’ai créé les hommes,
Je les ai faits d’une pureté et d’une noblesse célestes.
Par la Rédemption,
Je les ai parés des étoiles brillantes de mes Blessures
– pour couvrir leur laideur et les rendre plus beaux encore qu’au début.
Dans leurs blessures et leurs difformités, J’ai placé les pierres précieuses de mes Douleurs afin de couvrir toutes leurs misères.
Je les ai habillés avec une telle magnificence
que leur apparence surpasse en Beauté leur état originel.

C’est pourquoi l’Église s’exclame: «Heureuse faute!»

À la suite du péché, la Rédemption est venue.
Par celle-ci mon Humanité
– a nourri mes enfants de son Sang, les a revêtus de sa Personnalité et de sa Beauté.
Et mon Sein est toujours rempli pour nourrir mes enfants.
Combien sera sévère la condamnation de ceux
– qui Me rejettent, qui refusent de recevoir la Vie
qui les ferait croître et couvrirait leurs difformités!

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :

Et vous, qui dites-vous que je suis ? Répondrez franchement, selon votre jugement, sans tenir compte de mes paroles ou de celles d’autrui. Si vous étiez obligés de me juger, qui diriez-vous que je suis ?

– Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, s’écrie Pierre en s’agenouillant, les bras tendus vers le haut, vers Jésus qui le regarde avec un visage tout lumineux et qui se penche afin de le relever pour l’embrasser en disant :

– Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jonas ! Car ce n’est pas la chair ni le sang qui te l’ont révélé, mais mon Père qui est dans les Cieux. Dès le premier jour où tu es venu vers moi, tu t’es posé cette question, et parce que tu étais simple et honnête, tu as su comprendre et accepter la réponse qui te venait du Ciel. Tu n’avais pas vu de manifestation surnaturelle comme ton frère ou Jean et Jacques. Tu ne connaissais pas ma sainteté de fils, d’ouvrier, de citoyen comme Jude et Jacques, mes frères. Tu n’as pas profité d’un miracle et tu ne m’as pas vu en accomplir, et je ne t’ai pas donné de signe de ma puissance comme je l’ai fait et comme l’ont vu Philippe, Nathanaël, Simon le Cananéen, Thomas, Judas. Tu n’as pas été subjugué par ma volonté comme Matthieu le publicain. Et pourtant tu t’es écrié : “ Il est le Christ ! ” Dès le premier instant où tu m’as vu, tu as cru et jamais ta foi n’a été ébranlée. C’est pour cela que je t’ai appelé Céphas ; pour la même raison, c’est sur toi, Pierre, que j’édifierai mon Eglise et les puissances de l’Enfer ne prévaudront pas contre elle. C’est à toi que je donnerai les clefs du Royaume des Cieux. Et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les Cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les Cieux, ô homme fidèle et prudent dont j’ai pu éprouver le cœur. Et ici, dès cet instant, tu es le chef à qui l’obéissance et le respect sont dus comme à un autre moi-même. Et c’est tel que je le proclame devant vous tous. »

Si Jésus avait écrasé Pierre sous une grêle de reproches, les pleurs de Pierre n’auraient pas été aussi forts. Il s’effondre, il éclate en sanglots, le visage sur la poitrine de Jésus. Des larmes qui n’auront leurs égales que dans celles, incoercibles, de sa douleur d’avoir renié Jésus. Maintenant ce sont des pleurs faits de mille sentiments humbles et bons. Un peu de l’ancien Simon – ce pêcheur de Bethsaïde qui, à la première annonce de son frère, avait dit en riant : « Le Messie t’apparaît !… Vraiment ! » sur un ton incrédule et en plaisantant –, un peu de l’ancien Simon s’effrite sous cette émotion pour laisser apparaître toujours plus nettement, sous la couche amincie de son humanité, Pierre, le pontife de l’Eglise du Christ.

Quand il relève la tête, timide, confus, il ne sait faire qu’un geste pour dire tout, pour promettre tout, pour se donner tout entier à son nouveau ministère : celui de jeter ses bras courts et musclés au cou de Jésus et l’obliger à se pencher pour l’embrasser, en mêlant sa barbe et ses cheveux un peu hérissés et grisonnants, à la barbe et aux cheveux soyeux et dorés de Jésus. Puis il le regarde d’un regard plein d’adoration, affectueux, suppliant de ses yeux un peu bovins, luisants et rougis par les larmes qu’il a versées, en tenant dans ses mains calleuses, larges, épaisses, le visage ascétique du Maître penché sur le sien, comme si c’était un vase d’où coulait une liqueur vivifiante… et il boit, boit, boit douceur et grâce, sécurité et force, de ce visage, de ces yeux, de ce sourire…

Ils se séparent enfin, reprenant leur route vers Césarée de Philippe, et Jésus dit à tous :

« Pierre a dit la vérité. Beaucoup en ont l’intuition, vous, vous la connaissez. Mais pour l’instant, ne dites à personne qui est le Christ, dans la vérité complète qui vous est connue. Laissez Dieu parler dans les cœurs comme il parle dans le vôtre. En vérité, je vous dis que ceux qui ajoutent à mes affirmations et aux vôtres une foi parfaite et un parfait amour, arrivent à savoir le vrai sens des mots :“ Jésus, le Christ, le Verbe, le Fils de l’homme et de Dieu. ” »

Tome 5 – ch 343.5
3ème année vie publique