Jeudi Saint 2021 - Disciples Amoureux Missionnaires
Alors Il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’Il avait à la ceinture. Jn 13, 5
J’ai lavé leurs pieds. Je n’ai pas même évité le perfide Judas.
Le livre du Ciel Tome 20, 4 novembre 1926
Dans l’Évangile, on peut lire avec étonnement que, prostré aux pieds de mes apôtres, J’ai lavé leurs pieds. Je n’ai pas même évité le perfide Judas.
Cet acte, dont l’Église se souvient, était certainement très humble et d’une indicible tendresse, et Je n’ai fait cet acte qu’une seule fois.
Mais ma Volonté descend encore plus bas Elle se place sous les pieds par un acte continu,  afin de les soutenir, de rendre ferme la terre  pour qu’ils ne tombent pas dans les abîmes.
Et pourtant, ils n’y prêtent aucune attention. Cette noble Reine attend avec une invincible patience, voilée depuis tant de siècles dans toute chose créée,
que sa Volonté soit connue.
Et lorsqu’Elle sera connue, elle déchirera les nombreux voiles qui La cachent et fera savoir ce qu’Elle a fait durant tant de siècles par amour pour l’homme.
Elle racontera des choses inouïes, des excès d’amour inimaginables. C’est pourquoi, en parlant de ma Volonté, Je parle souvent de la Création parce que ma Volonté est la Vie de toutes les choses créées, et parce que cette Vie veut être connue pour que le Royaume du Fiat éternel puisse venir.
Ma Volonté voilée est partout. Elle est voilée dans le vent. De ses voiles, elle apporte à l’homme sa fraîcheur, comme pour le caresser. Elle apporte son souffle régénérateur pour le régénérer continuellement à une vie nouvelle toujours croissante en grâce.
Mais la noble Reine, voilée dans le vent, sent ses caresses rejetées par des offenses, sa fraîcheur rejetée par des ardeurs de passions humaines. Son souffle régénérateur reçoit en retour un souffle mortel pour sa grâce. Alors ma Volonté agite ses voiles et le vent se tourne en furie. Avec sa force, il emporte les gens, les villes et les régions comme des plumes, en montrant la puissance de la noble Reine cachée dans le vent.
Il n’y a pas une seule chose créée en qui ma Volonté n’est pas voilée, c’est pourquoi elles attendent toutes que ma Volonté soit connue et que vienne le Royaume et le plein triomphe du Fiat suprême.

Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :

Jésus se lève, fait lever Jean pour sortir plus facilement de sa place, va à un coffre et quitte son vêtement rouge pour le plier et le déposer sur le manteau déjà plié, se ceint la taille d’un grand essuie-mains, puis va à un autre bassin encore vide et propre. Il y verse de l’eau, le porte au milieu de la pièce près de la table, et le met sur un tabouret. Les apôtres le regardent étonnés.

« Vous ne me demandez pas ce que je fais ? »

« Nous ne savons pas. Je te dis que nous sommes déjà purifiés » répond Pierre.

« Et je te répète que cela n’a pas importance. Ma purification servira à celui qui est déjà pur à être plus pur. »

Il s’agenouille, délace les sandales de l’Iscariote et lui lave les pieds l’un après l’autre. Il est facile de le faire car les lits-sièges sont tournés de façon que les pieds sont vers l’extérieur. Judas est stupéfait et ne dit rien. Seulement quand Jésus, avant de chausser le pied gauche et de se lever, fait le geste de lui baiser le pied droit déjà chaussé, Judas retire vivement son pied et frappe avec la semelle la bouche divine. Il le fait sans le vouloir. Ce n’est pas un coup fort, mais il me donne tant de douleur. Jésus sourit et à l’apôtre qui Lui demande : « T’ai-je fait mal ? Je ne voulais pas… Pardon », il dit : « Non, ami. Tu l’as fait sans malice et cela ne me fait pas mal. »


504> Judas le regarde. Un regard troublé, fuyant…

Jésus passe à Thomas, puis à Philippe… il suit le côté étroit de la table et arrive à son cousin Jacques. Il le lave, et en se levant le baise au front. Il passe à André qui rougit de honte et fait des efforts pour ne pas pleurer, il le lave, le caresse comme un enfant. Puis c’est Jacques de Zébédée qui ne cesse de murmurer : « Oh ! Maître ! Maître ! Maître ! Tu t’anéantis, mon sublime Maître ! » Jean a déjà délacé ses sandales et alors que Jésus se penche pour lui essuyer les pieds, il s’incline pour baiser ses cheveux. Mais Pierre !… Il n’est pas facile de le persuader de se prêter à ce rite !

« Toi, me laver les pieds ? N’y pense pas ! Tant que je suis en vie, je ne le permettrai pas. Je suis un ver, tu es Dieu. Chacun à sa place. »

« Ce que je fais, tu ne peux le comprendre maintenant, mais par la suite, tu le comprendras. Laisse-moi faire. »

« Tout ce que tu veux, Maître. Veux-tu me couper le cou ? Fais-le. Mais me laver les pieds, tu ne le feras pas. »

« Oh ! mon Simon ! Tu ne sais pas que si je ne te lave pas tu n’auras pas part à mon Royaume ? Simon, Simon ! Tu as besoin de cette eau pour ton âme et pour le tant de chemin que tu dois faire. Tu ne veux pas venir avec Moi ? Si je ne te lave pas, tu ne viens pas dans mon Royaume. »

« Oh ! mon Seigneur béni  Mais alors lave-moi tout entier ! Pieds, mains et tête ! »

« Celui qui, comme vous, a pris un bain n’a besoin que de se laver les pieds, puisqu’il est entièrement pur. Les pieds… L’homme avec ses pieds va dans les ordures. Et ce serait encore peu car, je vous l’ai dit, ce n’est pas ce qui entre et sort avec la nourriture qui souille, et ce n’est pas ce qui va sur les pieds, en route, qui contamine l’homme. Mais c’est ce qui couve et mûrit dans son cœur et sort de là pour contaminer ses actions et ses membres. Et les pieds de l’homme à l’âme impure vont aux orgies, à la luxure, aux commerces illicites, aux crimes… Ce sont donc parmi les membres du corps, ceux qui ont une grande partie à purifier… avec les yeux, avec la bouche…


505> Oh ! homme ! homme ! Créature parfaite un jour, le premier ! Et ensuite tellement corrompu par le Séducteur ! Et il n’y avait pas de malice en toi, ô homme, et pas de péché !… Et maintenant ? Tu es tout entier malice et péché, et il n’y a pas de parties de toi qui ne pèche pas ! »

Jésus lave les pieds à Pierre, les embrasse, et Pierre pleure et il prend dans ses grosses mains les mains de Jésus, les passe sur ses yeux et les baise ensuite.

Simon aussi a quitté ses sandales et se laisse laver. Mais ensuite, quand Jésus va passer à Barthélemy, Simon s’agenouille et Lui baise les pieds en disant : « Purifie-moi de la lèpre du péché comme tu m’as purifié de la lèpre du corps, pour que je ne sois pas confondu à l’heure du jugement, mon Sauveur ! »

« Ne crains pas, Simon. Tu viendras dans la Cité céleste blanc comme la neige. »

« Et moi, Seigneur ? À ton vieux Bartholmaï que dis-tu ? Tu m’as vu sous l’ombre du figuier et tu as lu dans mon cœur . Et maintenant que vois-tu, et où me vois-tu ? Rassure un pauvre vieux qui craint de ne pas avoir la force et le temps pour arriver à ce que tu veux qu’il soit. » Barthélemy est très ému.

« Toi aussi, ne crains pas. J’ai dit alors : « Voici un vrai Israélite en qui il n’y a pas de fraude ». Maintenant je dis: « Voilà un vrai chrétien, digne du Christ ». Où je te vois ? Sur un trône éternel, vêtu de pourpre. Je serai toujours avec toi. »

171> C’est le tour de Jude Thaddée. Celui-ci, quand il voit Jésus à ses pieds, ne sait pas se contenir, il penche la tête sur son bras appuyé à la table et il pleure.

« Ne pleure pas, doux frère. Tu es maintenant comme quelqu’un qui doit supporter qu’on lui enlève un nerf et il te paraît ne pas pouvoir le supporter. Mais ce sera une brève douleur. Puis… oh ! tu seras heureux parce que tu m’aimes. Tu t’appelles Jude, et tu es comme notre grand Jude[21]: comme un géant. Tu es celui qui protège. Tes actions sont du lion et du lionceau qui rugit[22]. Tu découvriras les impies qui reculeront devant toi, et les gens iniques seront terrifiés. Moi, je sais. Sois courageux. Une éternelle union resserrera et rendra parfaite notre parenté dans le Ciel. »

    
506> Il le baise lui aussi sur le front comme l’autre cousin.

« Je suis pécheur, Maître. Pas à moi… »

« Tu étais pécheur, Matthieu. Maintenant tu es l’Apôtre. Tu es une de mes « voix ». Je te bénis. Ces pieds, que de chemin ils ont fait pour avancer toujours, vers Dieu… L’âme les excitait et ils ont quitté tout chemin qui n’était pas mon chemin. Avance. Sais-tu où finit le sentier ? Sur le sein du Père qui est le mien et le tien »

Jésus a fini. Il enlève la serviette, se lave les mains dans de l’eau propre, reprend son vêtement, retourne à sa place et dit alors qu’il s’assied à sa place : « Maintenant vous êtes purs, mais pas tous. Seulement ceux qui ont eu la volonté de l’être. »