Lundi 23 Novembre - Disciples Amoureux Missionnaires
« En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. » Saint Luc (21, 1-4)
« Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie. […] Mes Yeux font seulement attention aux actions qui sont faites en esprit de charité. Elles seules atteignent mon Coeur. »
Le Livre du Ciel Tome 1, 12. La créature doit mourir à elle-même et ne vivre que pour Dieu.
« Après une période de temps où je faisais ce que Jésus me demandait, il m’entretint de l’esprit de mortification. Il me fit comprendre que toutes les choses, même les sacrifices héroïques et les plus grandes vertus seront considérés comme rien s’ils ne sont pas faits par amour pour lui. Si les mortifications ne sont pas motivées du commencement à la fin par l’amour de lui, elles sont insipides et sans mérite. Il me disait :« La charité est la vertu qui donne aux autres vertus leur lustre. Les actions faites sans la charité sont des œuvres mortes. Mes Yeux font seulement attention aux actions qui sont faites en esprit de charité. Elles seules atteignent mon Cœur. Par conséquent, sois attentive et fais tes actions, même les plus petites, en esprit de charité et de sacrifice. Fais-les en moi, avec moi et pour moi. Je ne reconnaîtrai pas tes actions comme miennes si elles ne portent pas les deux sceaux, celui de tes sacrifices et – mon propre Sceau. Comme la monnaie doit avoir l’image du roi imprimée sur elle pour être acceptée comme valable par les sujets du roi, ainsi tes actions doivent porter la marque de la Croix pour être acceptées par moi. « Nous ne nous préoccuperons plus maintenant de travailler à éliminer -tes affections pour les créatures, -mais ton affection pour toi-même. Je veux te faire mourir à toi-même pour que tu puisses vivre seulement pour moi. Je veux imprimer en toi rien d’autre que ma Vie. C’est vrai qu’il t’en coûtera davantage, mais prends courage et n’aie pas peur. Moi avec toi et toi avec moi, nous ferons tout. » Il me donnait de nouvelles idées en ce qui concerne l’anéantissement de soi-même. Il me disait : « Tu n’es pas, et tu ne dois pas te considérer plus qu’une ombre -qui passe rapidement et -qui t’échappe quand tu essaies de l’attraper. Si tu veux voir en toi-même quelque chose qui soit digne de moi, considère que tu n’es rien. Alors moi, heureux de ton véritable abaissement, je verserai mon Tout en toi. » En me disant cela, mon bon Jésus imprimait dans ma pensée et mon cœur un tel anéantissement que j’aurais voulu me cacher dans le gouffre le plus profond. Sachant -qu’il m’était impossible de lui cacher ma honte, et -pendant que je poursuivais dans la destruction de mon estime personnelle, il me dit : « Approche-toi de moi, appuie-toi sur mon bras : -je te soutiendrai et -je te donnerai la force de toujours travailler pour moi, de tout faire pour moi. »