Jeudi Saint 2 avril 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté

TRIDUUM PASCAL

LA CÈNE DU SEIGNEUR

 

Effets des heures de la Passion
« Ces heures sont l’ordre de l’univers,
elles mettent en harmonie le Ciel et la terre et m’empêchent de détruire le monde ;
 je sens mon Sang, mes Plaies, mon Amour et tout ce que J’ai fait se diffuser,
et se répandent sur tous pour sauver tous.
Et à mesure que les âmes font ces Heures de la Passion,
je sens mon Sang, mes Plaies, mon ardent désir de sauver les âmes se mettre en mouvement,
et je sens ma Vie se renouveler.
Comment les créatures peuvent-elles obtenir quelque bien,
si c’est par le moyen de ces heures ? » 16 mai 1917
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Ce jeudi saint, 2 avril 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

De l’Évangile de Jean 13, 1-15
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » 

 

Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Jn 13, 5
Ô doux Jésus, pendant que tu laves les pieds de tes apôtres, je vois qu’une autre Souffrance affecte ton Cœur.

 

Les 24 heures de la passion du Christ: 4ᵉ heure

 

Ô doux Jésus, pendant que tu laves les pieds de tes apôtres, je vois qu’une autre Souffrance affecte ton Cœur. Ces apôtres représentent tous les futurs fils de l’Église, et n’étant pas encore parfaits, ils représentent la série de tous les maux qui existeront dans l’Église. En l’un sont symbolisées les faiblesses ; en l’autre les duperies ; en celui-ci les hypocrisies ; en un autre l’amour démesuré pour les intérêts terrestres ; en saint Pierre le manquement aux résolutions et toutes les offenses des chefs ecclésiastiques ; en saint Jean (qui lui aussi s’endormit dans le Jardin, après avoir dormi sur ton Cœur, et qui s’est ensuite enfui), les fragilités de ceux qui te sont le plus fidèles ; en Judas les apostats et toute la série des graves offenses commises par eux. Tu t’arrêtes aux pieds de chaque apôtre et tu pleures, tu pries,
tu répares chacune de ces offenses, tu obtiens par tes Prières force et aide pour tous. Mon Jésus, je m’unis à toi, je fais miennes tes Prières, tes Réparations. Je veux être toujours à tes
côtés pour partager tes Peines et mêler mes larmes aux tiennes. Et je te vois, ô mon Amour, aux pieds de Judas. J’entends ta Respiration haletante et je vois que non seulement tu pleures, mais que tu sanglotes. En lavant ses pieds, tu les baises, tu les serres sur ton Cœur et, suffoqué par tes Larmes, tu le regardes et lui dis dans ton Cœur : « Mon fils, de grâce, je te prie par la voix de mes Larmes, ne va pas en enfer, donne-moi ton âme ; je te le demande prosterné à tes pieds ! Dis-moi ce que tu veux ! Qu’exiges-tu ? Je te donnerai tout, pourvu que tu ne te perdes pas ! De grâce, épargne-moi cette douleur, à moi, ton Dieu ! » Et tu recommences à presser ses pieds sur ton Cœur. Voyant sa dureté, ton Coeur suffoque et tu es près de t’évanouir. Ô mon Cœur et ma Vie, permets-moi de te soutenir de mes bras ; je vois que tu utilises des stratagèmes amoureux avec les pécheurs obstinés. Je te prie de me permettre de parcourir avec toi toute la terre, pour donner à ces pécheurs tes Larmes pour
les amollir, tes Baisers et tes Étreintes d’Amour pour les enchaîner à toi de sorte qu’ils ne puissent plus te fuir. Ainsi cela te dédommagera de la Douleur que tu souffres à cause de la
perte de Judas. Mon Jésus, ma Joie et mon Délice, je vois que ton Amour court et court vite : tu te lèves et, dans la désolation qui t’habite, anxieux, tu t’approches de la table où sont déjà préparés le pain et le vin pour la consécration. Je vois que ta Personne divine revêt un aspect tendre et affectueux jamais vu auparavant, tes Yeux sont fulgurants de Lumière plus que s’ils étaient des soleils, ton Visage est rose et resplendissant, tes Lèvres sourient et brillent d’Amour, tes Mains sont créatrices, tous tes Membres ont une attitude de Créateur.
Mon Amour, je te vois tout transformé. Ta Divinité semble déborder ton Humanité. Jésus, mon Cœur et ma Vie, ton aspect, jamais vu auparavant, attire l’attention de tous. Les apôtres sont pris par un doux enchantement et osent à peine respirer. Ta douce Maman accourt en esprit au pied de la Sainte Table, pour admirer ce miracle de ton Amour, les anges descendent du Ciel et semblent se demander entre eux : « Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que c’est ? Ce sont de vraies folies d’Amour, de vrais excès d’Amour : un Dieu qui crée, non pas le Ciel ou la terre, mais lui-même, à partir de la matière corruptible d’un peu de pain, d’un peu de vin ! »

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
 Il s’agenouille, délace les sandales de Judas et lui lave les pieds l’un après l’autre. Il lui est facile de le faire, car les lits-sièges sont disposés de façon que les pieds sont tournés vers l’extérieur. Stupéfait, Judas garde le silence. Mais lorsque Jésus, avant de chausser le pied gauche et de se lever, fait le geste de lui baiser le pied droit déjà chaussé, Judas retire vivement son pied et frappe involontairement de sa semelle la bouche divine. Ce n’est pas un coup fort, mais il me cause une vive douleur. Jésus sourit et, à l’apôtre qui lui demande : “ T’ai-je fait mal ? Je ne voulais pas… Pardon ”, il répond :
        « Non, mon ami. Tu l’as fait sans malice, donc cela ne me fait pas mal. »
        Judas pose sur lui un regard troublé, fuyant…
        Jésus passe à Thomas, puis à Philippe… Il suit le côté étroit de la table et arrive à son cousin Jacques. Il le lave et, en se levant, lui baise le front. Il en vient à André, qui rougit de honte et prend sur lui-même pour ne pas pleurer, il le lave, le caresse comme un enfant. Puis c’est au tour de Jacques, fils de Zébédée, qui ne cesse de murmurer :
        « Oh ! Maître ! Maître ! Maître ! Tu t’anéantis, mon sublime Maître ! »
        Jean a déjà délacé ses sandales, et lorsque Jésus se penche pour lui essuyer les pieds, il s’incline pour baiser ses cheveux.
        Mais Pierre !… Il n’est pas facile de le convaincre de se prêter à ce rite !
        « Toi, me laver les pieds ? Tu n’y penses pas ? Tant que je vivrai, je ne le permettrai pas. Je suis un ver, tu es Dieu. Chacun à sa place !
        – Ce que je fais, tu ne peux le comprendre à présent ; par la suite, tu comprendras. Laisse-moi faire.
        – Tout ce que tu veux, Maître, mais pas cela. Veux-tu me couper le cou ? Fais-le. Mais me laver les pieds, non, tu ne le feras pas.
        – Oh ! mon Simon ! Ne sais tu pas que si je ne te lave pas, tu n’auras pas part à mon Royaume ? Simon, Simon ! Tu as besoin de cette eau pour ton âme et pour le long de chemin que tu dois parcourir. Tu ne veux pas venir avec moi ? Si je ne te lave pas, tu ne viens pas dans mon Royaume.
        – Oh ! mon Seigneur béni ! Alors lave-moi tout entier ! Pieds, mains et tête !
        – Qui s’est baigné, comme vous, n’a pas besoin de se laver autre chose que les pieds, puisqu’il est entièrement pur. Les pieds… L’homme foule aux pieds les ordures. Et ce serait encore peu car, je vous l’ai dit, ce n’est pas ce qui entre et sort avec la nourriture qui souille l’homme, ni ce sur quoi il marche qui le contamine. C’est plutôt ce qui couve et mûrit dans son cœur et sort de là pour entacher ses actions et ses membres. Les pieds de l’homme à l’âme impure lui servent à aller aux orgies, à la débauche, aux commerces illicites, aux crimes… Ce sont donc parmi les membres du corps, ceux qui ont un grand besoin de purification… avec les yeux, avec la bouche… Ô homme ! homme ! Toi qui fus une créature parfaite un jour, le premier, avant que le Séducteur ne te corrompe à ce point ! Il n’y avait pas de malice en toi, ô homme, et pas de péché !… Et maintenant ? Tu es tout entier malice et péché, il n’y a pas de partie de toi qui ne pèche pas ! »
        Jésus lave les pieds à Pierre, les baise ; en larmes, Pierre prend dans ses grosses mains celles de Jésus, il les passe sur ses yeux puis les baise.
        Simon le Zélote aussi a ôté ses sandales et se laisse laver. Mais ensuite, quand Jésus s’apprête à passer à Barthélemy, Simon s’agenouille et lui baise les pieds en disant :
        « Purifie-moi de la lèpre du péché comme tu m’as purifié de la lèpre du corps, afin que je ne sois pas confondu à l’heure du jugement, mon Sauveur !
        – Ne crains rien, Simon. Tu arriveras dans la Cité céleste blanc comme la neige.
        – Et moi, Seigneur ? Que dis-tu à ton vieux Barthélemy ? Tu m’as vu sous l’ombre du figuier et tu as lu dans mon cœur. Que vois-tu maintenant, et où me vois-tu ? Rassure un pauvre vieillard qui craint de ne pas avoir la force et le temps pour devenir ce que tu veux qu’il soit. »
        Barthélemy est très ému.
        « Toi aussi, ne crains rien. J’ai dit, à ce moment-là : “ Voici un vrai israélite en qui il n’y a pas d’artifice. ” Aujourd’hui, je dis : “ Voilà un vrai chrétien, digne du Christ.’’ Où je te vois ? Sur un trône éternel, vêtu de pourpre. Je serai toujours avec toi. »
        Vient le tour de Jude. Quand il voit Jésus à ses pieds, il ne sait pas se contenir, il penche la tête sur son bras appuyé à la table, et il pleure.
        « Ne pleure pas, mon doux frère. Tu es maintenant comme quelqu’un qui doit supporter qu’on lui enlève un nerf, et tu penses que c’est au-delà de tes forces. Mais cette souffrance sera brève. Puis… tu seras heureux parce que tu m’aimes. Tu t’appelles Jude, et tu es comme notre grand Judas : un géant. Tu es celui qui protège. Tu agis comme le lion, et le lionceau qui rugit. Tu débusqueras les impies, qui reculeront devant toi, et les gens iniques seront terrifiés. Moi, je sais. Sois courageux. Une éternelle union resserrera et rendra parfaite notre famille au Ciel. »
        Il le baise lui aussi sur le front, comme il l’a fait à son frère.
        « Je suis pécheur, Maître. Pas à moi…
        – Tu étais pécheur, Matthieu. Maintenant tu es l’Apôtre. Tu es une de mes “ voix. ” Je te bénis. Que de chemin ces pieds ont fait pour avancer sans cesse vers Dieu… L’âme les encourageait, et ils ont quitté tout chemin qui ne soit pas le mien. Avance. Sais-tu où se termine le sentier ? Sur le sein du Père, qui est le mien et le tien. »
        Jésus a fini. Il enlève le linge, se lave les mains dans de l’eau propre, remet son vêtement, retourne à sa place, et dit en s’asseyant :
        « Maintenant vous êtes purs, mais pas tous : seulement ceux qui ont eu la volonté de l’être. » Tome 9