Mardi 31 mars 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté

SEMAINE SAINTE

Ce mardi saint, 31 mars 2026, nous méditons l’Évangile à la lumière de la Divine Volonté

 

Effets des heures de la Passion
« Ces heures sont l’ordre de l’univers,
elles mettent en harmonie le Ciel et la terre et m’empêchent de détruire le monde ;
 je sens mon Sang, mes Plaies, mon Amour et tout ce que J’ai fait se diffuser,
et se répandent sur tous pour sauver tous.
Et à mesure que les âmes font ces Heures de la Passion,
je sens mon Sang, mes Plaies, mon ardent désir de sauver les âmes se mettre en mouvement,
et je sens ma Vie se renouveler.
Comment les créatures peuvent-elles obtenir quelque bien,
si c’est par le moyen de ces heures ? » 16 mai 1917
https://disciples-amoureux-missionnaires.com/la-passion-du-christ/approfondir-le-mystere-de-la-passion/

 

De l’Évangile de Jean 13, 21-33.36-38
En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. » 

 

Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Jn 13, 31
Mon Père céleste exigea ma vie afin d’être glorifié pour tout ce qu’il avait fait dans l’œuvre de la Création et de la Rédemption.

 

Le livre du Ciel Tome 35, 20 février 1938
Écoute, ma fille, les excès auxquels mon amour s’est livré en me faisant faire des choses inouïes et incroyables pour les esprits créés. En venant sur terre, je voulais me faire Jésus pour chaque créature qui avait existé, existe et existera. Chacune devait avoir son propre Jésus, complètement à elle, à sa disposition. Chacune devait avoir ma conception pour demeurer conçue en moi, ma naissance pour renaître, mes larmes pour être lavée, mon âge infantile pour être restaurée et commencer sa vie nouvelle, mes pas pour guider les siens,
mes œuvres pour faire se lever ses œuvres dans les miennes, mes souffrances comme baume et force pour ses souffrances et en remboursement de toute dette contractée envers la divine Justice, ma mort pour retrouver sa vie, ma Résurrection pour renaître entièrement dans ma Volonté, pour la gloire qu’elle devait donner à son Créateur. Et tout cela avec le plus grand amour, avec raison, avec justice et avec la plus haute sagesse. Mon céleste Père devait trouver en moi autant de vies auxquelles il avait donné et aller donner le jour, afin d’être satisfait, glorifié et payé de retour pour son grand amour. Même si toutes les créatures n’allaient pas prendre cette vie, mon Père céleste exigea ma vie afin d’être glorifié pour tout ce qu’il avait fait dans l’œuvre de la Création et de la Rédemption. Je peux dire que dès que l’homme se retira de ma Volonté, la gloire qui était due à mon divin Père cessa. Par conséquent, si je n’avais pas formé de moi-même un Jésus pour chaque créature existante, la gloire du Père céleste aurait été incomplète et je ne peux pas faire des œuvres incomplètes. Mon amour aurait été en guerre contre moi si je n’avais pas formé beaucoup de Jésus,
premièrement pour notre propre gloire et décorum, et ensuite pour donner ce bien complet à chaque créature. C’est pourquoi notre plus grande peine et qu’en dépit de mes nombreuses vies offertes à chaque créature, certaines ne les reconnaissent pas, d’autres ne les regardent
même pas, ne les utilisent pas, les offensent, et d’autres encore ne prennent que les miettes de ma vie. Rares sont celles qui disent : Je fais la vie de Jésus avec Jésus. J’aime comme Jésus aime, et je veux ce que Jésus veut. Ces créatures sont, avec moi, le retour de la gloire et de
l’amour de la Création et de la Rédemption. Mais même si toutes mes vies ne servent pas à la créature, elles servent admirablement la gloire de mon divin Père, puisque je ne suis pas venu sur terre seulement pour les créatures, mais également pour réintégrer les intérêts et la gloire de mon Père céleste.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta
Cependant, Pierre, qui soupçonne le plus Judas — peut-être Jude aussi, mais il paraît moins suspicieux, désarmé comme il l’est par la désinvolture de Judas —, tire Jean par la manche. Quand Jean, qui s’est tout serré contre Jésus en entendant parler de trahison, se retourne, il lui murmure:
        « Demande-lui qui c’est. »
        Jean reprend sa position et lève seulement la tête comme pour embrasser Jésus, et en même temps il lui murmure à l’oreille :
        « Maître, qui est-ce ? »
        Et Jésus, très doucement, en lui rendant le baiser dans les cheveux :
        « Celui à qui je vais donner un morceau de pain trempé. »
        Il prend alors un pain encore entier, pas le reste de celui qui a servi pour l’Eucharistie, en détache une grosse bouchée, la trempe dans la sauce de l’agneau dans le plateau, étend le bras par dessus la table, et dit:
        « Prends, Judas. Tu aimes cela.
        – Merci, Maître. Oui, j’aime cela. »
        Ne sachant pas ce qu’est cette bouchée, il mange à pleines dents le pain accusateur, tandis que Jean, horrifié, va jusqu’à fermer les yeux pour ne pas voir l’horrible rire de Judas.
        « Bon ! Va, maintenant que je t’ai fait plaisir » dit Jésus à Judas. « Tout est accompli, ici (il souligne fortement ce mot). Ce qu’il te reste à faire ailleurs, fais-le vite, Judas, fils de Simon.
        – Je t’obéis aussitôt, Maître. Je te rejoindrai plus tard, à Gethsémani. C’est bien là que tu vas, comme toujours, n’est-ce pas ?
        – J’y vais… comme toujours… oui.
        – Qu’est-ce qu’il doit faire ? » demande Pierre. « Il part seul ?
        – Je ne suis pas un enfant, plaisante Judas tout en mettant son manteau.
        – Laisse-le aller. Lui et moi savons ce qu’il doit faire, répond Jésus.
        – Bien, Maître. »
        Pierre se tait. Peut-être pense-t-il avoir péché en soupçonnant son compagnon. La main sur le front, il réfléchit.
        Jésus serre Jean sur son cœur et se tourne pour lui murmurer dans les cheveux :
        « Ne dis rien à Pierre pour le moment. Ce serait un scandale inutile.
        – Adieu, Maître. Adieu, mes amis. »
        Judas salue.
        « Adieu » dit Jésus.
        Et Pierre :
        « Je te salue, mon garçon. »
        Jean, la tête posée presque sur le cœur de Jésus, murmure :
        « Satan ! »
        Jésus seul l’entend, et il soupire (…) Tome 9 – ch 600.17