Mercredi 25 février 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté
De l’Évangile de Luc 11, 29-32
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. 

 

« Cette génération est une génération mauvaise. Lc 11, 29
Ils sèmeront partout la terreur et les massacres, mais cela cessera et mon Amour triomphera.

 

Le livre du Ciel Tome 12, 23 avril 1921
Je vis des jours très amers parce que mon toujours aimable Jésus s’est presque totalement éclipsé. Quel tourment! Je sens mon esprit vagabonder dans la sphère de la Divine Volonté afin de s’en emparer et de la communiquer aux créatures pour qu’elles en fassent leur vie. Mon esprit navigue entre la Divine Volonté et les volontés humaines pour qu’elles ne fassent qu’un. Alors que j’étais au sommet de mon amertume, mon aimable Jésus bougea faiblement en moi, serra mes mains dans les siennes et me dit intérieurement: «Ma fille, courage, Je vais venir! Ne t’occupe de rien d’autre que de ma Volonté. Laissons la terre de côté. Ils finiront par se fatiguer du mal. Ils sèmeront partout la terreur et les massacres, mais cela cessera et mon Amour triomphera. Toi, plonge ta volonté dans la mienne Par tes actions, tu formeras comme un second ciel au dessus des têtes des créatures et Je regarderai leurs actions à travers tes actions divines parce qu’elles proviennent de ma Volonté. Tu forceras ainsi ma Volonté éternelle à descendre sur la terre pour triompher des misères de la volonté humaine. Si tu veux que ma Volonté descende sur la terre et que mon Amour triomphe, tu dois t’élever au dessus des contingences terrestres et agir toujours dans ma Volonté. Alors, nous descendrons ensemble et nous assaillirons les créatures avec ma Volonté et mon Amour. Nous les confondrons de telle façon qu’elles seront incapables de résister. Pour le moment, laissons les faire ce qu’elles veulent. Vis dans ma Volonté et sois patiente.»

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Comment Lucifer a chuté
[…] Je me relis plus tard, je médite et je me concentre sur la phrase :
Lucifer n’était “pas saint au point d’être tout amour”. Étant donné l’idée sublime que je me fais des anges, je n’arrive pas à comprendre comment un esprit comme celui d’un ange ait pu avoir des imperfections. Le péché des anges m’a toujours invinciblement stupéfiée ! Jamais personne ne m’en a fourni une explication convaincante : comment des êtres spirituels, créés par la volonté parfaite de Dieu dans une création dont l’élément “Mal” était absent puisqu’il ne s’était pas encore formé, comment ces êtres qui contemplaient l’éternelle Perfection et celle-là seule ont pu pécher ? je m’arrête maintenant sur la phrase : “…pas saint au point d’être tout amour”, qui suscite de nouveau mon: «comment cela est-il possible ?»
Saint Azarias me dit alors :
«Les anges sont supérieurs aux hommes. J’emploie le mot “hommes” pour parler des êtres que l’on dénomme ainsi, et qui sont composés de matière et d’esprit. Nous leur sommes donc supérieurs, nous qui sommes tout esprit. Mais rappelle-toi que lorsque la grâce vit dans l’homme et que circule en lui le Sang du Corps mystique dont le Christ est le chef, tandis que les sept sacrements le confirment à chaque état et à chaque période de sa vie, alors nous reconnaissons le Seigneur en vous – qui êtes “les temples vivants du Seigneur” – et nous l’adorons en vous. Vous nous devenez alors supérieurs, vous êtes “d’autres Christ” et vous possédez ce que l’on qualifie de “pain des anges”, qui n’est en réalité que le Pain des hommes. Quelle faim mystique et insatiable d’Eucharistie est la nôtre ! Elle nous pousse à nous presser autour de vous quand vous vous en nourrissez, pour sentir le divin parfum de cette Nourriture parfaite !
Mais, pour en revenir à notre point de départ, je t’assure que chez les anges, qui diffèrent de vous par la nature et la perfection, la libre volonté existe comme en vous. Dieu n’a rien créé qui soit esclave. A l’origine, tout n’était qu’ordre, dans la création. Mais l’ordre n’exclut pas la liberté. Au contraire, la liberté parfaite se trouve dans l’ordre. Dans l’ordre, il n’est pas de con­trainte due à la peur d’une invasion, d’une intrusion, d’une anarchie due à d’autres volontés qui peuvent donner lieu à des ententes secrètes et des destructions en pénétrant dans l’orbite et dans la trajectoire d’autres êtres ou choses créées. Tel était l’univers tout entier avant que Lucifer n’abuse de sa liberté pour susciter en lui-même le désordre des passions – et cela, par sa propre volonté – pour mettre du désordre dans l’ordre parfait. S’il avait été tout amour, il n’y aurait pas eu place en lui pour autre chose que l’amour. Mais il y eut place pour l’orgueil, auquel on pourrait donner ce nom: le désordre de l’intelligence.
Dieu aurait-il pu empêcher tout cela ? Oui. Mais pourquoi faire violence à la libre volonté de cet archange si beau et si intelligent ? Dans ce cas n’aurait-il pas mis lui-même – lui le Très-Juste – du désordre dans l’ordre de sa Pensée en ne voulant plus ce qu’il avait d’abord voulu, c’est-à-dire la liberté de l’archange ? Dieu n’opprime pas l’esprit troublé pour le mettre de force dans l’impossibilité de pécher. Dans ce cas, il n’aurait eu aucun mérite à ne pas pécher. Pour nous aussi, il fut nécessaire de “savoir vouloir le Bien” pour continuer à mériter de jouir de la vue de Dieu, Béatitude infinie !
Puisque Dieu avait voulu que ce sublime archange se tienne à ses côtés dès les premiers actes de la création et qu’il connaisse l’avenir de la création d’amour, il voulut de même qu’il sache quelle serait la nécessité adorable mais douloureuse que son péché allait imposer à Dieu : l’Incarnation et la Mort d’un Dieu pour contrebalancer la ruine du péché qui serait créé si Lucifer ne vainquait pas l’orgueil en lui-même. L’Amour ne pouvait tenir un autre langage. Le premier anéantissement de Dieu se trouve dans cet acte de vouloir convaincre l’orgueilleux avec douceur – presque en le suppliant, par la vision ce que son orgueil allait imposer à Dieu – de ne pas pécher pour ne pas amener d’autres êtres à pécher.
C’était un acte d’amour. Mais Lucifer, déjà satanisé, y vit de la peur, de la faiblesse et un affront, une déclaration de guerre ; il engagea donc les hostilités contre le Très-Parfait en disant : “Tu es ? Moi aussi, je suis. Ce que tu as fait, c’est pour moi. Il n’y a pas de Dieu. Et s’il y a en a un, c’est moi. Je m’adore. Je t’abhorre. Je me refuse à reconnaître pour Seigneur celui qui ne sait pas me vaincre. Il ne fallait pas me créer si parfait, si tu ne voulais pas que je me pose en rival. Maintenant je suis, et je m’oppose à toi. Triomphe de-moi, si tu le peux. Mais je ne te crains pas. Moi aussi, je vais créer et ta création tremblera à cause de moi parce que je la secouerai comme un fin nuage pris par les vents, car je te hais et je veux détruire ce qui est tien pour créer sur ses ruines ce qui sera mien. Je ne connais et ne reconnais aucune autre puissance que moi. Et je n’adore plus, je n’adore, je n’adore plus personne d’autre que moi-même.”
Vraiment, la création, la Création tout entière jusqu’en ses profondeurs, fut alors prise d’une convulsion horrifiée devant l’infamie de ces paroles sacrilèges, une convulsion comme il n’y en aura pas de semblable à la fin de la Création. Il en naquit l’enfer, le règne de la Haine.
Mon âme, comprends-tu comment le Mal est apparu ? De la volonté libre – et respectée comme telle par Dieu – d’une per­sonne qui n’était pas pleinement amour. Tu peux être sûre que le même jugement est porté sur toute faute commise depuis lors : “Tout n’est pas amour ici.” L’amour plénier interdit le péché, sans effort. Celui qui aime n’a pas d’effort à faire pour atteindre la justice! L’amour l’emporte et l’élève bien au-delà de toutes fanges et dangers, il le purifie d’instant en instant des imperfections à peine visibles qui subsistent au plus haut degré de la sainteté consumée, à cet état où l’esprit a tellement progressé qu’il est vraiment roi, déjà uni par des noces spirituelles à son Seigneur, et jouit à un niveau à peine moindre de ce qui fait la vie des bienheureux au ciel, tant Dieu se donne et se dévoile à son fils béni.
Gloire au Père, au Fils et à l’Esprit Saint.» Les Cahiers de 1945 à 1950, 20 janvier 1946