De l’Évangile de Marc 7, 31-37
En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler, et supplient Jésus de poser la main sur lui. Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »
« Effata ! » Mc 7, 34
La disposition prépare l’âme, ouvre les portes divines, donne l’ouïe, et met l’âme en communication.
Le livre du Ciel Tome 36, 26 novembre 1938
Ma bienheureuse fille, mon Vouloir veut donner. Mais il veut trouver la disposition de la créature pour déposer ses dons. La disposition est comme la terre entre les mains du fermier : peu importe la quantité de semences qu’il possède, sans avoir de terre où les semer, il ne pourra jamais planter. Et si la terre avait la raison et qu’elle n’était pas disposée à recevoir ses semences, le pauvre fermier aurait l’impression que les semences avec lesquelles il voulait enrichir la terre lui sont rejetées en plein visage. Telle est ma Volonté. Elle veut donner, mais si elle ne trouve pas l’âme disposée, elle ne trouvera pas d’endroit où placer ses dons. À son grand désespoir, elle aura l’impression qu’ils lui sont rejetés en plein visage. Et si elle voulait parler à l’âme, elle la trouverait sans oreille pour se faire entendre. Ainsi, la disposition prépare l’âme, ouvre les portes divines, donne l’ouïe, et met l’âme en communication. L’âme
entend la disposition avant ce que mon Vouloir veut donner, de telle sorte qu’elle aime et attend ce qu’elle doit recevoir. Si elle n’est pas disposée, nous ne donnons rien parce que nous ne voulons pas exposer nos dons à l’inutilité. La disposition est comme la terre pour le fermier, qui se soumet à ce que le fermier veut faire. Elle se laisse travailler, sarcler, et elle met en sûreté dans ses sillons la semence qu’il veut lui donner. C’est la même chose avec notre Être suprême. Si nous trouvons la disposition, nous faisons nos travaux et nous préparons la créature en la purifiant. De nos mains créatrices, nous préparons l’endroit où placer nos dons et former nos plus belles œuvres.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Melchias revient promptement avec le jeune sourd-muet et ses parents, ainsi qu’avec la moitié du village au moins… La mère du malheureux adore Jésus et le supplie.
« Oui, ce sera comme tu veux. »
Il prend par la main le sourd-muet, l’éloigne un peu de la foule qui se presse et que les apôtres, par pitié pour la main blessée de Jésus, s’efforcent d’écarter. Jésus attire tout près de lui le handicapé, lui met ses index dans les oreilles et la langue sur les lèvres entrouvertes puis, levant les yeux vers le ciel qui s’assombrit, il lui souffle sur le visage et crie d’une voix forte : “ Ouvrez-vous ! ”, puis il se recule.
Le jeune homme le regarde un moment tandis que la foule chuchote. Il est surprenant de voir le changement du visage du sourd-muet, d’abord apathique et triste, puis surpris et souriant. Il porte les mains à ses oreilles, il les presse, les écarte… Il se convainc qu’il entend vraiment et ouvre la bouche en disant :
« Maman ! J’entends ! Oh ! Seigneur, je t’adore ! »
La foule est prise par l’enthousiasme habituel, et elle l’est d’autant plus qu’elle se demande :
« Mais comment peut-il déjà savoir parler s’il n’a jamais entendu un mot depuis qu’il est né ? Un miracle dans le miracle ! Il lui a délié la langue et ouvert les oreilles et, en même temps, il lui a appris à parler. Vive Jésus de Nazareth ! Hosanna au Saint, au Messie ! »
Et ils se pressent contre lui, qui lève sa main blessée pour bénir, pendant que quelques-uns, avertis par la femme de la maison, se lavent le visage et les mains avec les gouttes restées dans la bassine.
Jésus les voit et s’écrie :
« En raison de votre foi, soyez tous guéris. Rentrez chez vous. Soyez bons, honnêtes. Croyez à la parole de l’Evangile et gardez pour vous ce que vous savez jusqu’à ce que vienne l’heure de le proclamer sur les places et sur les routes de la terre. Que ma paix soit avec vous. » Tome 5 – ch 341.4