En ce temps- là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Mc 6, 34
Sans ma Volonté, elle est comme un disciple sans maître. Pauvre petite chose !
Le livre du Ciel Tome 36, 26 juin 1938 Mon doux Jésus, visitant ma petite âme, me dit : « Ma bienheureuse fille, la volonté humaine, unie à ma Volonté, sait également comment accomplir des prodiges. Par contre, sans la mienne, la volonté humaine n’est qu’une pauvre infirme impuissante. Sans ma Volonté, elle est comme un disciple sans maître. Pauvre petite chose ! Sans le maître, elle restera toujours ignorante, sans aucune science, sans art, incapable même de gagner un morceau de pain pour survivre. Sans ma Volonté, la créature sera comme une personne qui a des jambes, mais sans pieds ; des bras, mais sans mains ; des yeux, mais sans pupilles ; une tête, mais sans raison. Pauvre créature ! Dans quel abîme de misères elle se trouve ! On pourrait dire : Il aurait mieux valu pour elle qu’elle ne fût pas née. La chose qui devrait lui causer le plus de terreur, c’est de ne pas vivre unie avec ma Volonté. Tous les malheurs pleuvent sur cette créature. Mais avec ma Volonté unie à la sienne, la volonté humaine aura le Maître à sa disposition qui lui apprendra les plus hautes et les plus difficiles sciences, les arts les plus beaux, si bien qu’elle sera un prodige de science sur la terre et dans le ciel. Unie à la mienne, la volonté humaine aura des jambes humaines et des pieds divins qui la feront courir sans se lasser jamais sur la route du bien. La Volonté humaine aura des bras humains et des mouvements divins qui auront la vertu d’accomplir les plus grandes œuvres et qui la feront ressembler à son Créateur. Avec notre mouvement divin, elle embrassera l’Éternel et nous gardera toujours pressés contre son cœur. Unie à notre Volonté, la volonté humaine aura une bouche d’homme, mais la parole et la voix seront divines. Et, oh ! comme nous parlerons bien de notre Être suprême ! En somme, la volonté humaine aura nos pupilles avec lesquelles, en regardant toutes les choses créées, elle reconnaîtra en elles notre vie, notre amour, et combien elle doit nous aimer. Unie à notre Volonté, la volonté humaine aura la raison divine ; elle sentira une sorte de science infuse qui formera l’homme ordonné, tout entier dans l’ordre de son Créateur.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Jésus met le pied sur la rive droite du Jourdain à un bon mille, peut-être plus, de la petite péninsule de Tarichée. Ce n’est qu’une campagne bien verte car le terrain, maintenant sec mais humide en profondeur, garde en vie les plantes les plus faibles. Jésus y trouve une foule de gens qui l’attendent.
Ses cousins viennent à sa rencontre avec Simon le Zélote :
« Maître, les barques nous ont trahi… Peut-être que Manahen leur a donné une indication…
– Maître, s’excuse celui-ci, je suis parti de nuit pour qu’on ne me voie pas et je n’ai parlé à personne, crois-moi. Plusieurs m’ont demandé où tu étais. Mais je leur ai seulement répondu à tous : “ Il est parti. ” Mais je pense que le mal vient d’un pêcheur qui a dit t’avoir donné sa barque…
– Mon imbécile de beau-frère ! » tonne Pierre. « Et je lui avais dit de ne pas parler ! Je lui avais même dit que nous allions à Bethsaïde ! Et j’avais ajouté que, s’il parlait, je lui arracherais la barbe ! Et je le ferai ! Pour sûr que je le ferai ! Et maintenant ? Adieu paix, solitude, repos !
– Du calme, du calme, Simon ! Nous avons déjà eu nos journées de paix. Et du reste, j’ai atteint en partie le but que je poursuivais : vous instruire, vous consoler et vous calmer pour empêcher des offenses et des heurts entre les pharisiens de Capharnaüm et vous. Maintenant, allons trouver ces gens qui nous attendent. Pour récompenser leur foi et leur amour. Et même cet amour n’est-il pas pour nous un soulagement ? Nous souffrons de ce qui est de la haine. Voici de l’amour, et donc de la joie. »
Pierre se calme comme un vent qui tombe d’un coup. Jésus s’avance vers la foule des malades qui l’attendent avec un désir marqué sur leurs figures, et il les guérit l’un après l’autre, bienveillant, patient même à l’égard d’un scribe qui lui présente son petit enfant malade.
(…) C’est ce scribe qui lui dit :
« Tu vois ? Tu fuis. Mais c’est inutile. La haine et l’amour sont ingénieux pour te trouver. Ici, c’est l’amour qui t’a trouvé, comme dit le Cantique. Tu es désormais comme l’époux des Cantiques pour trop de gens et l’on vient à toi comme la Sulamite va vers son époux, en bravant les gardes de ronde et les quadriges d’Aminadab !
– Pourquoi dis-tu cela ? Pourquoi ?
– Parce que c’est vrai. Venir à toi est dangereux parce qu’on te hait. Ne sais-tu pas que Rome te surveille et que le Temple te hait ?
– Pourquoi me tentes-tu, homme ? Tes paroles sont des pièges pour rapporter mes réponses à Rome et au Temple. Je ne t’ai pas tendu un piège en guérissant ton fils… »
Sous ce doux reproche, le scribe baisse la tête de confusion et avoue :
« Je me rends compte que tu vois réellement le cœur des hommes. Pardonne-moi. Je vois que tu es vraiment saint. Pardonne-moi. Oui, j’étais venu alors que fermentait en moi le levain que d’autres y avaient mis (…)Tome 4 – ch 272.1