PAUL MIKI (1564-1597) PREMIER JÉSUITE JAPONAIS CRUCIFIÉ À NAGASAKI AVEC DEUX AUTRES JÉSUITES, SIX FRANCISCAINS ET DIX-SEPT LAÏCS
De l’Évangile de Marc 6, 14-29
En ce temps-là, comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. » Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » Hérode entendait ces propos et disait : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Mc 6, 27
Ma fille, ma Volonté englobe tout, assume toutes les peines, tous les martyres et toutes les misères à travers les siècles.
Le livre du Ciel Tome 14, 23 août 1922
« Ma fille, ma Volonté englobe tout, assume toutes les peines, tous les martyres et toutes les misères à travers les siècles. Voilà pourquoi mon Humanité embrasse toutes les peines et tous les martyres des créatures, parce que ma vie n’a été rien d’autre que celle de la Divine Volonté. Cela était nécessaire, non seulement pour compléter l’œuvre de la Rédemption, mais pour me constituer Roi de toutes les souffrances et, également, pour que Je sois l’aide et la force de tous les martyrs. Si les martyres, les peines et les souffrances n’avaient pas été en Moi, comment aurais-Je pu être la source de l’aide, de l’assistance, de la force et des grâces requises dans les épreuves des créatures ? Pour donner, il faut avoir ! Voilà pourquoi Je t’ai souvent dit que la mission de vivre dans ma Volonté est la plus grande, la plus élevée et la plus sublime. Il n’y a aucun autre appel qui, même de loin, lui soit comparable. L’immensité de ma Volonté amènera à leur achèvement tous les martyres et toutes les souffrances. Ma Volonté est la force divine qui les soutient. Les âmes qui vivent dans ma Volonté constituent le réservoir des martyres et des souffrances. Elles sont leurs reines. Vois-tu ce que signifie vivre dans ma Volonté ? Cela ne veut pas dire souffrir un seul martyre mais tous les martyres, pas seulement une affliction, mais toutes les afflictions. Voilà pourquoi ma Volonté doit être la Vie de ces âmes. Autrement, qui leur donnerait la force dans tant de souffrances ? Je vois que d’entendre de telles choses te fait peur. Ne crains pas. Ces martyres et ces souffrances seront accompagnés d’innombrables joies et grâces dont ma Volonté est un réservoir inépuisable. Cela est juste. Si Je suis le réservoir des peines pour l’âme qui vit dans ma Volonté, afin d’aider toute la famille humaine, il est juste que Je sois pour elles le réservoir du bonheur, des joies et des grâces. Mais il y a une différence : la souffrance aura une fin parce que les choses d’ici-bas se terminent. Aussi grande que soit la souffrance, elle est limitée dans sa durée. Mais, étant d’en haut et divin, le bonheur est sans fin. Pour cette raison, prends courage afin de continuer de marcher dans ma Volonté. »
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Hérode : exemple d’un homme sourd et aveugle à l’Esprit
Jésus dit :
“Une des imprudences très pernicieuses, et peut-être la plus répandue chez les êtres humains, est celle de promettre sans réfléchir. Combien de promesses jurées les humains ne font-ils pas avec légèreté, promesses qu’ils ne tiennent pas par la suite avec la même légèreté ! Que de mal il en vient au monde !
Des vœux sacrés qui ne sont pas observés par la créature qui nie la vocation suivie lorsqu’elle s’est d’abord présentée à l’esprit, prenant un sentimentalisme du cœur pour l’appel de Dieu. Unions matrimoniales transformées en désunions sacrilèges parce que, devant la réalité de la cohabitation, le plus faible et léger des deux devient parjure. Déceptions données aux amis qui croyaient à votre promesse. Et, chose plus grave, troubles mondiaux causés par les imprudences de gouvernants irréfléchis, lesquels, en arbitres de leurs peuples, promettent en leur nom des alliances qui grèvent ensuite leur peuple et les autres d’un impôt de sang, soit parce qu’ils obligent les sujets à se battre pour l’allié, soit parce que, par une audace parjure, ils brisent l’alliance stipulée, impossible à maintenir, et deviennent ennemis.
Comment l’être humain peut-il, lui qui est doté d’une intelligence supérieure, don direct de Dieu, agir avec une absence de réflexion aussi bestiale ? Parce qu’en lui le péché, qui enlève la Grâce, a lésé ou complètement éteint la force de l’esprit.
Écoute, Maria. Voyons ensemble l’épisode d’Hérode qui fait décapiter mon cousin et précurseur. Et voyons-le à travers ma façon de voir, si différente de celle des humains. On parle beaucoup de cet épisode des chaires de mes églises. Mais, irréfléchis comme Hérode lui-même, les commentateurs s’arrêtent à l’aspect ‘illicite’ et ne tirent pas de cet épisode l’autre enseignement si utile aux âmes.
Marc nous dit (6, 21-27) qu’Hérode se laissa avoir par son propre manque de réflexion. Mû par une complaisance sensuelle, il avait juré à la jeune femme de lui accorder tout ce qu’elle demanderait. L’évangéliste dit que, lorsqu’il apprit ce qu’on lui demandait, il en fut attristé, car au fond Hérode respectait mon cousin dont il avait reconnu la sainteté héroïque et l’intelligence surnaturelle, à laquelle il avait recours pour être éclairé. Mais il faut tenir ses promesses, surtout une promesse faite par un roi, devant toute la cour. Et la tête du plus saint des hommes – car sanctifié avant sa naissance par l’étreinte de la porteuse de Dieu, ma très sainte Mère, pleine de l’Esprit Saint – cette tête tomba à cause du sot serment d’un roi.
Comment Hérode put-il faire cela ? La Grâce n’était plus en lui. Satan le tenait grâce au péché. Et quand Satan tient un homme, cet homme est aveugle aux lumières et sourd aux voix de l’Esprit de Dieu, qui inspire les actions des humains et ne leur conseille que des actions de justice et de sainteté.
Voyez-vous la nécessité, je dis bien ‘nécessité’, de vivre dans la grâce ?
Ô humains qui vous donnez de la peine pour acquérir et conserver les richesses périssables, comment se fait-il que vous ne vous donniez pas la peine de conserver en vous cette immense richesse surnaturelle de la Grâce ? De la Grâce qui vous garde en contact avec Dieu et vous nourrit de ses lumières comme l’enfant qui va naître est nourri dans le sein d’une mère à travers les fibres qui l’unissent à elle.”