En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Mt 5, 4
Je les aime tellement que je veux que toutes leurs larmes passent par mes yeux.
Le livre du Ciel Tome 18, 20 décembre 1925
«Ma fille, mes pleurs ont commencé dès ma conception dans le sein de ma céleste Maman et se sont poursuivis jusqu’à mon demie souffle sur la Croix. La Volonté de mon Père céleste me chargea du devoir des larmes. De mes yeux, devait couler autant de larmes que des yeux de toutes les créatures ensemble. Tout comme j’avais conçu toutes leurs âmes, je devais verser toutes leurs larmes. Tu peux donc comprendre à quel point j’ai eu à pleurer à cause de leurs passions, afin que ces passions soient éteintes. Ils ont versé les larmes qui sont nécessaires après le péché pour insuffler en elles le regret de m’avoir offensé, la conviction qu’elles ont mal agi, et la volonté de ne plus pécher. Ils ont versé des larmes pour les inciter à compatir aux souffrances de ma Passion. Ils ont versé d’abondantes larmes d’amour pour les stimuler à m’aimer. Ce que je viens de te dire pour que tu comprennes bien qu’il n’est aucune larme versée par les créatures que je n’ai versée moi même. «Personne n’était au courant de toutes ces larmes secrètes versées de mes yeux. Combien de fois, même quand j’étais enfant, je me suis envolé de la terre vers le Ciel, où j’ai posé ma petite tête sur les genoux de mon céleste Père et je lui ai dit en sanglotant: « Mon Père, tu vois, je suis allé sur la terre pour pleurer et souffrir comme mes frères qui naissent, vivent et meurent en pleurant. Je les aime tellement que je veux que toutes leurs larmes passent par mes yeux. Je ne veux en laisser aucune m’échapper afin de les transformer toutes en larmes d’amour, de peine, de victoire, de sanctification et de divinisation. » Combien de fois ma chère Mère a eu le coeur transpercé en me voyant pleurer ainsi. Elle joignait ses pleurs aux miens et nous pleurions ensemble. Parfois, j’étais obligé de me cacher pour donner libre cours à mes larmes, en évitant ainsi de percer son coeur maternel et innocent.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Vous dites : “ Comment conquérir Dieu et son Royaume en suivant une autre voie plus douce que la voie sévère du Sinaï ? ”
Il n’y a pas d’autre chemin que celui-là. Néanmoins, ne le regardons pas sous le jour de la menace, mais sous le jour de l’amour. Ne disons pas : “ Malheur à moi si je ne fais pas ceci ! ” en restant tremblants dans l’attente du péché, que nous pensons inévitable. Mais disons : “ Bienheureux serai-je si je fais ceci ! ” Dans un élan de joie surnaturelle, joyeux, élançons-nous vers ces béatitudes qui naissent de l’observation de la Loi, comme les roses naissent dans un buisson épineux.
« Bienheureux si je suis pauvre en esprit : le Royaume des Cieux est à moi !
Bienheureux si je suis doux : j’obtiendrai la terre en héritage !
Bienheureux si je suis capable de pleurer sans me révolter : je serai consolé !
Bienheureux si j’ai faim de justice, plus que du pain et du vin qui rassasient la chair : la Justice me rassasiera !
Bienheureux si je suis miséricordieux : la miséricorde divine s’appliquera à moi !
Bienheureux si je suis pur de cœur : Dieu se penchera sur mon cœur pur, et je le verrai !
Bienheureux si j’ai l’esprit de paix : Dieu m’appellera son fils ; car je serai dans la paix et l’amour, et Dieu est l’Amour qui aime ceux qui lui sont semblables !
Bienheureux si, par fidélité à la justice, je suis persécuté : pour me dédommager des persécutions de la terre, Dieu, mon Père, me donnera le Royaume des Cieux !
Bienheureux si je suis outragé et accusé à tort pour savoir être ton fils, ô Dieu ! Ce n’est pas la désolation, mais la joie que cela doit m’apporter, car cela me mettra au niveau de tes meilleurs serviteurs, les prophètes, qui furent persécutés pour la même raison et avec lesquels je crois fermement que je partagerai la même récompense, grande, éternelle, dans le Ciel qui m’appartient ! ”
Tel est le regard que nous devons porter sur le chemin du salut, à travers la joie des saints. Tome 3 – ch 170.5