En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.
Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence…Mc 4, 26
Tout ce que Je transmis, fis et pâtis, comme but était de préparer la voie, le Règne, la domination de ma Volonté.
Le livre du Ciel Tome 19, 28 Mars 1926
Or, ma fille, lorsque Je vins sur la terre, les créatures ignoraient tout des choses du Ciel Si j’avais parlé du FIAT et de la vraie vie en Lui, elles auraient été incapables de le comprendre ne connaissant pas le chemin qui mène à Moi. Il s’agissait, pour la plupart, de boiteux, d’aveugles, d’infirmes. Je dus descendre sous l’aspect de mon Humanité qui couvrait ce FIAT, fraterniser avec eux, me rapprocher de tous pour pouvoir enseigner les premiers rudiments: l’abc du FIAT Suprême. Tout ce que Je transmis, fis et pâtis, comme but était de préparer la voie, le Règne, la domination de ma Volonté. C’est courant, dans l’accomplissement de nos oeuvres, débuter par des choses mineures, en tant qu’acte préparatoire aux choses majeures. Ne fis Je pas pareil avec toi? Au début, Je ne te parlai évidemment pas du principe du FIAT Divin ni de la hauteur, la sainteté que Je souhaitais te faire atteindre dans ma Volonté, ni en te faisant aucun mot concernant la haute mission à laquelle Je t’appelais, Mais Je te tins comme une petite fille avec qui Je m’amusais à apprendre l’obéissance l’amour de la souffrance, le détachement envers tous, la mort de ton ego. Et toi était consentante, Je me réjouissais de la place que mon FIAT allait pouvoir occuper en toi ainsi que les enseignements sublimes appartenant à ma Volonté. Ce fut de même dans la Rédemption, la finalité était que le FIAT puisse à nouveau régner dans la créature comme au moment où elle sortit de nos mains créatrices. Nous ne sommes pas pressés dans l’exécution de nos oeuvres Car nous avons à notre disposition non seulement les siècles mais toute l’éternité. Nous allons doucement, tout en sortant vainqueurs. D’abord nous préparons et ensuite nous agissons. Le fait que Je sois remonté au Ciel n’a rien enlevé à ma puissance d’avant sur terre. Elle est toujours inchangée, aussi bien dans le Ciel que sur la terre. N’ai Je pas appelé et choisi ma Mère depuis ma Céleste Patrie? J’ai fait de même pour toi en t’appelant et te choisissant avec autant de puissance, à laquelle personne ne peut résister, pour mon FIAT. J’irai même plus loin en te disant que pour l’obtenir tu disposes de plus de moyens, bien plus importants que ceux que ma Mère chérie eut à sa portée. Par conséquent, toi, tu es plus heureuse. Car Elle n’eut pas le soutien de sa mère ni de ses agissements pour le désiré Rédempteur et avait uniquement la suite des actes des prophètes, des patriarches, des bons de l’Ancien Testament et des grands biens prévus par la venue du futur Rédempteur. Tandis que toi, tu as une Mère et ses oeuvres te venant en aide, les aides, les peines, les prières, la vie même non pas prévue mais effectuée de ton Rédempteur. Il n’y a pas de biens, de prière faite ou à faire dans l’Église, qui ne soient pas avec toi t’aidant à obtenir le tant attendu FIAT.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Maintenant, écoutez la parabole de l’œuvre de Dieu dans les cœurs pour fonder son Royaume, car chaque cœur est un petit royaume de Dieu sur la terre. Ensuite, après la mort, tous ces petits royaumes s’agglomèrent en un seul, dans le Royaume des Cieux, Royaume sans bornes, saint, éternel.
Le Royaume de Dieu dans les cœurs est créé par le divin Semeur. Il vient dans son domaine – l’homme appartient à Dieu car tout homme lui appartient dès son origine – et il l’ensemence. Puis il s’en va vers d’autres domaines, vers d’autres cœurs. Les jours succèdent aux nuits et les nuits aux jours. Les jours amènent le soleil et la pluie – dans ce cas, le rayonnement de l’amour divin et l’effusion de la sagesse divine qui parle à l’âme –. Les nuits amènent les étoiles et le silence reposant – dans notre cas, les rappels lumineux de Dieu et le silence pour l’esprit afin de permettre à l’âme de se recueillir et de méditer.
La semence, dans cette succession d’imperceptibles influences providentielles et puissantes, se gonfle, se fend, étend des racines, les enfonce, pousse à l’extérieur les premières petites feuilles, et croît. Tout cela sans l’aide de l’homme. La terre produit spontanément l’herbe issue de la semence, puis l’herbe se fortifie et porte l’épi qui se lève, se dresse, se gonfle, se durcit, devient blond, dur, parfait dans la formation du grain. Quand il est mûr, le semeur revient et y passe la faux parce qu’est venu pour cette semence le moment du parfait achèvement. L’épi ne pourrait se développer davantage et il est temps de le moissonner.
Dans les cœurs, ma parole accomplit le même travail. Je parle des cœurs qui accueillent la semence. Mais ce travail est lent. Il faut éviter de tout abîmer par des interventions intempestives. Comme c’est dur, pour la petite semence, de se fendre et d’enfoncer ses racines dans la terre ! Pour le cœur dur et sauvage, ce travail est difficile aussi. Il doit s’ouvrir, se laisser fouiller, accueillir des nouveautés, peiner pour les nourrir, apparaître différent parce que recouvert de choses humbles et utiles et non plus de l’attrayante, pompeuse, inutile et exubérante floraison qui le revêtait précédemment. Il doit se contenter de travailler humblement, sans attirer l’admiration, pour le bien de l’Idée divine. Il doit mettre en œuvre toutes ses capacités pour croître et former l’épi. Il doit se consumer d’amour pour devenir grain. Et, après avoir triomphé des respects humains si pénibles, après avoir peiné et souffert pour s’adapter à son nouveau vêtement, il doit encore s’en dépouiller pour subir une taille cruelle. Tout donner pour tout avoir. Rester nu, pour être revêtu au Ciel du vêtement des saints. La vie du pécheur qui devient saint est le plus long, le plus héroïque, le plus glorieux des combats. Je vous l’affirme.