Mercredi 28 janvier 2026 - Missionnaires de la Divine Volonté

SAINT THOMAS D’AQUIN 1225-1274 DOMNICAIN ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE

De l’Évangile de Marc 4, 1-20
En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait : « Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit. Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophète : Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon. » Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sème la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt. Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux- là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. » 

 

Le semeur sème la Parole. Mc 4, 3
Notre parole est une naissance de notre sein.

 

Le livre du Ciel Tome 31, 24 juillet 1932
Ma fille, tu dois aussi apprendre une autre chose étonnante concernant nos paroles. Suppose que je te parle de sainteté. Cette parole renferme le don de sainteté divine qui doit être fait à la créature dans la mesure du possible pour une créature. Si je te parle de la bonté divine, ma parole renferme le don de bonté. Si je parle de Divine Volonté, elle contient le don de notre Volonté. En somme, ce que notre parole dit de la beauté, de la bonté, de la grandeur ou de la sainteté, elle le contient dans ce don. Écoute à présent un geste de nos stratagèmes amoureux. C’est comme si nous n’étions heureux que lorsque nous formons de nouvelles inventions d’amour à donner aux créatures. Par conséquent, si notre parole dit sainteté, c’est parce que nous voulons faire le don de notre divine sainteté afin que la créature soit à égalité avec notre sainteté et qu’elle puisse rivaliser avec nous. Et, oh ! quel bonheur de voir notre sainteté divine opérant dans la créature ! Et si nous entendons la créature dire: « Je sens la sainteté de mon Créateur imprégnée en moi. Oh ! comme je suis heureuse de me sentir capable de l’aimer avec sa sainteté elle-même. » Oh ! alors, notre amour devient extrême et se déverse sur la créature de façon si exubérante qu’il en devient excessif. Et de la même manière, si notre parole dit bonté et Divine Volonté, c’est parce que nous voulons faire le don de notre bonté et de notre Divine Volonté afin que la créature puisse être à égalité avec notre bonté et notre Volonté, et pouvoir soutenir la compétition avec son Être suprême. Tu peux comprendre notre joie en voyant la créature dotée de nos divines qualités dont notre parole était porteuse. C’est notre habitude de diriger notre parole vers une créature. Notre parole est fertile, puissante et pleine d’une lumière qui est comme un soleil formé par une de nos paroles et qui d’un seul coup illumine tout et donne le bien que possède la lumière. Alors, pourquoi cette inquiétude alors que tu vois ton Jésus utiliser souvent sa parole pour te faire don après don ? Et ces dons ne prendront pas seulement vie en toi, mais en beaucoup d’autres créatures, car ils possèdent la puissance générative ; ils donnent et génèrent afin de donner et de générer à nouveau. Notre parole est une naissance de notre sein ; par conséquent elle est notre enfant, et comme un enfant elle porte le bien qui a été généré par son père. Alors, au lieu d’être accablée, pense plutôt à ton Jésus et aux nouvelles surprises qu’il veut te faire par ses divines paroles afin d’être disposée à recevoir un tel bien.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
[…] L’homme se dit : « J’ai été négligent à cet endroit, mais ailleurs il n’y avait pas de ronces, cela ira mieux ». Et il passa aux champs récemment acquis. Sa stupeur fit croître sa peine. Maigres et maintenant desséchées les feuilles du blé gisaient comme du foin sec répandu de partout. Du foin sec. « Mais comment ? Mais comment ? » disait l’homme en gémissant. « Et pourtant, ici il n’y a pas d’épines ! Et pourtant la semence était la même ! Et pourtant le blé avait poussé épais et beau ! On le voit aux feuilles bien formées et nombreuses. Pourquoi alors tout est-il mort sans faire d’épis ? » Et avec douleur il se mit à creuser le sol pour voir s’il trouvait des nids de taupes ou autres fléaux. Insectes et rongeurs non, il n’y en avait pas. Mais, que de pierres, que de pierres ! Un amas de pierraille. Les champs en étaient littéralement pavés et le peu de terre qui les recouvrait n’était qu’un trompe-l’œil. Oh ! s’il avait creusé le terrain quand c’était le moment ! Oh ! s’il avait creusé avant d’accepter ces champs et de les acheter comme un bon terrain ! Oh ! si au moins, après avoir fait l’erreur de les acheter au prix proposé sans s’assurer de leur qualité, il les avait améliorés en se fatiguant ! Mais désormais c’était trop tard et les regrets étaient inutiles.       
L’homme se releva humilié et il se rendit aux champs qu’il avait coupés de petits chemins pour sa commodité… Et il déchira ses vêtements de douleur. Ici, il n’y avait rien, absolument rien… La terre foncée du champ était couverte d’une légère couche de poussière blanche… L’homme tomba sur le sol en gémissant: « Mais ici, pourquoi ? Ici il n’y a pas d’épines ni de pierres, car ce sont nos champs. L’aïeul, le père, moi-même, nous les avons toujours possédés et pendant des lustres et des lustres nous les avons rendus fertiles. J’y ai ouvert les chemins, j’ai enlevé de la terre aux champs, mais cela ne peut les avoir rendus stériles à ce point… » Il pleurait encore quand une réponse à ses plaintes douloureuses lui fut donnée par une bande de nombreux oiseaux qui s’abattaient des sentiers sur le champ et du champ sur les sentiers pour chercher, chercher, chercher des graines, des graines, des graines… Le champ, devenu un canevas de sentiers sur les bords desquels était tombé du grain, avait attiré une foule d’oiseaux qui avaient mangé d’abord le grain tombé sur les chemins et puis celui du champ jusqu’au dernier grain.
Ainsi l’ensemencement, le même pour tous les champs, avait donné ici le cent pour un, ailleurs soixante, ailleurs trente, ailleurs rien. Entende qui a des oreilles pour entendre. La semence c’est la Parole: elle est la même pour tous. Les endroits où elle tombe : ce sont vos cœurs. Que chacun en fasse l’application et comprenne. La paix soit avec vous. »  Tome 3, chapitre 179.