En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.Mc 3, 10
Si, durant sa vie, la grande Mère du Ciel n’a pas accompli de miracles visibles, comme ressusciter des morts ou guérir des malades, elle opère cependant des miracles chaque jour et à chaque instant…
Le livre du Ciel Tome 22, 1er juin 1927
la Reine du Ciel n’a jamais voulu rien faire en dehors de l’ordre divin, et celui qui demeure dans l’ordre divin doit faire et vouloir tout ce que fait et veut son Créateur. D’autant plus qu’avec la vie et la lumière de cette Divine Volonté, elle pouvait voir que tout ce que son Créateur voulait et faisait était pour les créatures ce qu’il y avait de mieux, de plus parfait et de plus saint. Comment aurait-elle donc pu descendre des hauteurs de l’ordre divin ? C’est pourquoi elle n’a accompli que le grand miracle qui renferme tous les miracles, la Rédemption, un miracle voulu par cette Volonté qui l’animait elle-même et qui apportait le bien universel à tous ceux qui le désiraient. Si, durant sa vie, la grande Mère du Ciel n’a pas accompli de miracles visibles, comme ressusciter des morts ou guérir des malades, elle opère cependant des miracles chaque jour et à chaque instant, car lorsque les âmes se préparent par la repentance, elle donne elle-même la disposition pour le repentir et apporte partout son Jésus, le fruit de son sein, le donnant tout entier à chaque âme en confirmation du grand miracle que cette céleste Créature a accompli par la Volonté de Dieu; Les miracles que Dieu veut faire lui-même sans intervention de la volonté humaine sont des miracles perpétuels, car ils proviennent de la fontaine divine qui ne tarit jamais, et il suffit de les vouloir pour les recevoir. Tes conditions sont maintenant celles de l’incomparable Reine du Ciel. Comme tu dois former le royaume du Fiat suprême, tu ne dois vouloir et faire que ce que ma Divine Volonté veut et fait, et ta volonté ne doit pas avoir de vie, même s’il te semble que tu pourrais faire quelque bien aux créatures. Et tout comme ma Maman ne voulait pas faire d’autres miracles que celui de donner son Jésus aux créatures, il en va de même pour toi: le miracle que la Divine Volonté veut que tu accomplisses, c’est de donner ma Volonté aux créatures et de la faire connaître afin qu’elle puisse régner. Tu accompliras par ce miracle plus que tout ce qui peut se faire ; tu assureras le salut, la sainteté et la noblesse des créatures, et tu banniras également leurs maladies corporelles causées par le fait que ma Divine Volonté ne règne pas. Plus encore, tu placeras en sûreté une Divine Volonté au milieu des créatures, et tu lui rendras toute la gloire et tout l’honneur dont l’a privée l’ingratitude humaine. C’est pourquoi je ne t’ai pas permis de faire le miracle de le guérir ; mais tu as accompli pour lui le grand miracle de lui faire connaître ma Volonté, et il a pu quitter la terre en sa possession. Il est maintenant dans la joie et l’océan de lumière de la Divine Volonté et cela est plus que tout.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
« Voici mes apôtres. Ils sont autant de Christ, car je les ai choisis pour cela. Adressez-vous à eux en toute confiance. Ils ont appris de moi tout ce dont vous avez besoin pour vos âmes… »
Les apôtres regardent Jésus d’un air effaré. Mais lui sourit et poursuit :
« … et ils apporteront à vos âmes la lumière des étoiles et le rafraîchissement de la rosée pour vous empêcher de languir dans les ténèbres. Ensuite, je viendrai et je vous procurerai la plénitude du soleil et des flots, ainsi que toute la sagesse pour vous rendre forts et heureux d’une force et d’une joie surnaturelles. Paix à vous, mes enfants. D’autres m’attendent, qui sont plus malheureux et plus pauvres que vous. Mais je ne vous laisse pas seuls. Je vous laisse mes apôtres, et c’est comme si je laissais les fils de mon amour aux soins des plus affectueuses et des plus sûres des nourrices. »
Jésus fait un geste d’adieu et de bénédiction et s’éloigne en fendant la foule qui refuse de le laisser partir. C’est alors que se produit le dernier miracle, celui d’une petite vieille à demi paralysée, amenée là par son petit-fils. Elle agite joyeusement son bras droit jusqu’alors inerte et s’exclame :
« Il m’a effleurée de son manteau et me voilà guérie ! Je ne le lui demandais même pas, parce que je suis vieille… mais il a eu pitié de mon désir secret. Il m’a effleuré le bras de son manteau, d’un pan de son manteau, il m’a guérie ! Ah, quel grand fils a eu notre saint David ! Gloire à son Messie ! Voyez donc ! Regardez ! Ma jambe bouge elle aussi, comme mon bras… Oh ! Je suis comme à vingt ans ! »
L’affluence d’un grand nombre de personnes vers la vieille femme, qui crie son bonheur à pleine voix, permet à Jésus de se dégager sans en être empêché. Les apôtres le suivent. Tome 3 – ch 166.2