De l’Évangile de Marc 2, 18-22
En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »
Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mc 2, 19
Ma fille, tu as bien parlé. Je ne change pas et ce sont plutôt les créatures qui peuvent ressentir différemment ma Présence, suivant leur état d’âme.
Le livre du Ciel Tome 8, 5 septembre 1908
Je lui dis: « En Dieu, il ne peut pas y avoir d’indignation Les choses se passent plutôt selon l’état de l’âme. Si l’âme est bonne, les qualités et les attributs de Dieu l’attirent et elle est consumée du désir de s’immerger complètement en Lui. Si elle est mauvaise, la Présence de
Dieu l’écrase et la fait s’enfuir loin de Lui. Se voyant rejetée et n’ayant en elle aucune semence d’amour pour ce Dieu si saint et si beau, pendant qu’elle se voit elle même si mauvaise et si laide, l’âme veut plutôt fuir la Présence de Dieu et même se détruire elle même. En Dieu, il n’y a pas de changement, c’est plutôt nous qui ressentons les choses différemment suivant l’état de notre âme.» Pur après, je me suis dit: «Comme j’ai été stupide en parlant ainsi! Plus tard, pendant que je faisais ma méditation du jour, Jésus vint brièvement et Il me dit: « Ma fille, tu as bien parlé. Je ne change pas et ce sont plutôt les créatures qui peuvent ressentir différemment ma Présence, suivant leur état d’âme. En fait, comment une personne qui m’aime pourrait elle être apeurée alors qu’elle ressent la totalité de mon Être couler en elle et former toute sa vie? Peut-elle vraiment être gênée par ma beauté si elle s’efforce de s’embellir toujours plus dans le but de Me plaire et d’être comme Moi? Elle ressent la totalité de mon Être divin circuler dans ses mains, ses pieds, son coeur et son esprit, de telle sorte que mon Être lui appartient totalement. Et comment pourrais-Je avoir honte d’elle? Cela est impossible ! Ah! Ma fille, le péché jette tant de désordre dans la créature qu’elle en vient à vouloir se détruire elle même pour ne pas avoir à soutenir ma Présence. Au jour du jugement, ce sera terrible pour les méchants. Ne voyant aucune semence d’amour en eux, mais plutôt de la haine envers Moi, ma Justice m’imposera de ne pas les aimer. Et les personnes qui ne sont pas aimées, on ne veut pas être auprès d’elles et
on cherche à les éloigner de nous. Je ne voudrai pas les avoir auprès de Moi et elles ne voudront pas y être Nous nous fuiront l’un l’autre. Uniquement l’amour unit tout et rend tout le monde heureux.»

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Accueillir Dieu en son cœur
Jésus dit :
“Le secret de l’âme qui ne veut pas perdre son amour, Dieu, doit être – je t’en ai déjà parlé – de rester toujours fixée en Dieu avec les pouvoirs de l’âme.
Quoi que vous fassiez, sachez garder l’esprit fixé en moi. De cette façon, vous sanctifierez chacune de vos actions en la rendant agréable à Dieu et surnaturellement utile pour vous. Tout est oraison pour celle qui sait demeurer en Dieu, parce que l’union n’est rien d’autre qu’amour, et parce que l’amour transforme même les actions les plus humbles de la vie humaine en actes d’adoration agréables à Dieu.
Je te dis en vérité que, entre celui qui reste enfermé pendant des heures à l’église à répéter des mots dont l’âme est absente et celui qui, chez lui, à son bureau, dans son magasin, vaque à ses occupations en m’aimant et aimant son prochain pour moi, c’est le second qui prie et je le bénis, tandis que le premier ne fait qu’exécuter une pratique hypocrite que je condamne et méprise.
Quand l’âme a réussi à atteindre cette science amoureuse qui consiste à savoir rester toujours fixée en Dieu avec ses facultés, elle produit des actes d’amour continus. Elle m’aime même dans le sommeil physique, car la chair s’endort et se réveille avec la présence de mon Nom et ma pensée et, pendant que le corps se repose, l’âme continue d’aimer.
Oh ! saintes unions de l’âme avec son Dieu ! Lien spirituel que l’œil humain ne voit pas, mais s’il le pouvait, il verrait un cercle de feu qui entoure Dieu et la créature et qui, en augmentant la jubilation de Dieu, augmente la gloire de la créature; cercle saint qui, au Ciel, servira de nimbe à votre front glorifié. […]
Votre bon Dieu vous appelle pour vous réveiller, il vous prie de l’accueillir, il se montre soucieux en vous ayant cherché et vous demande votre cœur pour s’y réfugier. Mais ne savez-vous pas que votre cœur est le plus beau tabernacle pour votre Seigneur ? Le bon Dieu tente tout pour vous tirer du sommeil spirituel et de la paresse spirituelle. Parfois, il tente même de forcer les grilles mystiques du cœur pour essayer d’y entrer. Puis, il se retire parce qu’il ne recourt que rarement à la violence. Il vous laisse toujours libres, même si le fait de vous laisser libres est une douleur pour lui, car il voit que vous faites un mauvais usage de la liberté.
Quelquefois, en fait presque toujours, l’âme perçoit la venue de son Dieu, elle sent sa tentative d’entrer et, puisque l’âme se souvient que Dieu l’a créée, elle tressaille de douceur.
Vous piétinez votre âme, vous ne la suivez pas dans ses désirs, mais elle résiste à mourir en vous. Elle est la dernière à mourir, elle meurt après que l’intellect et le cœur sont morts à cause de l’orgueil et de la luxure ; elle meurt seulement quand vous la tuez en lui enlevant la Lumière, l’Amour, la Vie, c’est-à-dire Dieu. Mais aussi longtemps qu’elle n’est pas morte, elle tressaille de joie et palpite d’amour quand Dieu s’approche d’elle. […]
Et en vérité, aucun évènement n’est aussi faste que l’instant où j’entre dans votre cœur avec mon amour pour vous sauver et vous conduire, au-delà de la vie, à la vraie Vie, éternelle et bienheureuse. […]
Les Cahiers de 1943, 18 octobre