En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Mc 2, 17
Mes larmes sont remplies de vie et toujours dans l’acte de couler sur le pécheur pour le toucher, l’amener au repentir et le convertir…
Le livre du Ciel Tome 35, 18 décembre 1937
Même ma vie ici-bas ne fit rien d’autre que libérer la vie hors de moimême, au point que mes pas sont encore sur la terre à la recherche des créatures, ils n’arrêtent jamais. Tous les siècles auront la vie de mes pas. Ma bouche est encore en train de parler parce que chacune de mes paroles contenait une vie qui parle toujours. Seuls ceux qui ne veulent pas écouter ne peuvent entendre ma voix. Mes larmes sont remplies de vie et toujours dans l’acte de couler sur le pécheur pour le toucher, l’amener au repentir et le convertir, ainsi que sur les justes et les bonnes âmes pour les embellir et conquérir leur coeur pour m’aimer. Chaque souffrance, chaque goutte de mon sang est une vie distincte qui contient et forme une force pour les souffrances de toutes les créatures, et un bain pour tous leurs péchés. Ce sont les prodiges de ma Volonté. Lorsqu’elle règne avec sa vertu créatrice sur chaque acte, même le plus insignifiant, ma Volonté crée la vie pour nous faire aimer. Tu dois être convaincue qu’avec un si grand amour, il n’est pas possible que nous ne soyons pas aimés. Par conséquent, notre Volonté qui pense à tout et sait faire toute chose crée de nombreuses vies à partir des actes de la créature qui vit en elle. Elle compense pour notre amour et rend moins vive notre impatience d’amour et notre éternel délire d’amour. Par conséquent, vis toujours dans notre Volonté. Elle aime toujours, et tu seras l’enchantement de tout le ciel, notre fête perpétuelle et nous serons à toi. Nous nous célébrerons l’un l’autre.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Ils sont arrivés sur la place. Jésus va tout droit au comptoir de la gabelle où Matthieu est en train de faire ses comptes et de vérifier les pièces de monnaie. Il les répartit par catégories en les mettant dans des sacs de diverses couleurs qu’il place dans un coffre de fer que deux serviteurs attendent de transporter autre part.
A peine l’ombre projetée par la grande taille de Jésus s’allonge-t-elle sur le comptoir que Matthieu lève la tête pour voir qui vient le payer en retard. Pierre tire alors Jésus par la manche pour lui dire :
« Il n’y a rien à payer, Maître. Que fais-tu ? »
Mais Jésus ne répond pas. Il fixe les yeux sur Matthieu, qui s’est levé immédiatement en signe de respect. Un second regard pénétrant. Mais ce n’est pas, comme l’autre fois, un regard de juge sévère. C’est un regard d’appel, un regard aimant, qui l’enveloppe, le pénètre d’amour. Matthieu rougit. Il ne sait que faire, que dire…
« Matthieu, fils d’Alphée, l’heure a sonné. Viens. Suis-moi, lui déclare Jésus majestueusement.
– Moi ? Maître, Seigneur ! Mais sais-tu qui je suis ? C’est pour toi, pas pour moi, que je le dis…
– Viens, suis-moi, Matthieu, fils d’Alphée, répète Jésus plus doucement.
– Ah ! Comment puis-je avoir trouvé grâce auprès de Dieu ? Moi… Moi…
– Matthieu, fils d’Alphée, j’ai lu dans ton cœur. Viens, suis-moi. »
Cette troisième invitation est une caresse.
« Oh ! Tout de suite, mon Seigneur ! »
En larmes, Matthieu sort de derrière le comptoir sans plus s’occuper de ramasser les pièces de monnaies éparses ou de fermer le coffre. Rien.
« Où allons-nous, Seigneur ? demande-t-il quand il est près de Jésus. Où me conduis-tu ?
– Chez toi. Veux-tu donner l’hospitalité au Fils de l’homme ?
– Oh !… mais… mais que vont dire ceux qui te haïssent ?
– Moi, j’écoute ce qu’on dit au Ciel, et j’entends : “ Gloire à Dieu pour un pécheur qui se sauve ! ” Et le Père dit : “ La miséricorde se lèvera éternellement dans les Cieux et se répandra sur la terre et puisque je t’aime d’un amour éternel, d’un amour parfait, je te fais miséricorde à toi aussi. ” Viens. Que par ma venue, ta maison, en plus de ton cœur, soit sanctifiée.
– Je l’ai déjà purifiée par l’espérance que j’avais dans l’âme… mais que ma raison ne pouvait croire vraie… Oh ! M’admettre dans la compagnie de tes saints… » et il regarde les disciples.
« Oui, avec mes amis. Venez. Je vous unis. Et soyez frères. »
Les disciples en sont tellement stupéfaits qu’ils n’ont toujours pas su que dire. Ils ont marché en groupe, derrière Jésus et Matthieu, sur la place tout ensoleillée et maintenant totalement déserte, par un bout de route qui brûle sous un soleil éblouissant. Il n’y a pas âme qui vive dans les rues, rien d’autre que le soleil et la poussière (…) Tome 2 – ch 97.3