En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.
Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; Mc 1, 38
Oh ! si je n’avais pas parlé, l’Évangile n’existerait pas et l’Église n’aurait rien à enseigner aux peuples.
Le livre du Ciel Tome 27, 6 novembre 1929
C’est un grand don que la parole, elle est une effusion de l’âme, un épanchement de l’amour ; elle est la porte de la communication, l’échange des joies et des peines. La parole est le couronnement des oeuvres. En fait, qui a formé et couronné l’oeuvre de la Création ? La parole de notre Fiat. Quand il parla, les prodiges de nos oeuvres surgirent, les unes plus belles que les autres. La parole forma la plus belle couronne pour l’oeuvre de la Rédemption. Oh ! si je n’avais pas parlé, l’Évangile n’existerait pas et l’Église n’aurait rien à enseigner aux peuples. Le grand don de la parole a plus de prix que le monde tout entier. Aussi, fille de mon divin Vouloir, veux-tu savoir qui brise ma solitude au milieu de tant de mes oeuvres ? Celle qui vit dans ma Divine Volonté. Elle vient au milieu de ce cercle, et elle me parle ; elle me parle de mes oeuvres, elle me dit qu’elle m’aime pour chaque chose créée, elle m’ouvre son coeur et me parle de ses secrets les plus intimes ; elle me parle de mon divin Fiat et de sa peine de ne pas le voir régner. Et mon Coeur, en l’écoutant, sent dans le sien son propre amour et sa propre peine ; il se sent représenté de nouveau et, à mesure qu’elle parle, mon divin Coeur se gonfle d’amour, de joie, et incapable de la contenir, j’ouvre ma bouche et je parle, je parle abondamment. J’ouvre mon Coeur et je répands mes secrets les plus intimes dans son coeur ; je lui parle de ma Divine Volonté qui est l’unique dessein de toutes nos oeuvres. Et en lui parlant, je ressens une compagnie véritable, mais une compagnie qui parle, pas une compagnie muette ; une compagnie qui me comprend, qui me rend heureux, et en qui je peux me confier. Tout ce que je t’ai manifesté sur ma Divine Volonté n’a-t-il pas été un épanchement d’amour, une transfusion de vie qui s’est opérée entre nous et qui, lorsque je te parlais, servait à nous réjouir et à former la plus douce et la plus agréable compagnie ? Une âme qui vit dans ma Divine Volonté est tout pour moi, elle compense pour le mutisme de mes oeuvres envers moi; elle me parle pour toutes, elle me rend heureux et je ne me sens plus seul ; et en ayant quelqu’un à qui faire le grand don de ma parole, je ne suis plus laissé là comme le Jésus muet qui n’a personne à qui dire un seul mot, et je suis alors le Jésus qui parle et qui a sa compagnie, mais quand je veux parler, si mon Fiat n’est pas présent, je ne serai pas compris.
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Je suis la victime, celui qui consacre et qui construit : j’ai le droit d’être le Prêtre suprême. Et le Père ne me refuse pas ce droit; il le proclame au contraire par sa justice et sa charité, car avec le Père, j’ai une entente de paix infinie, puisqu’il est un Père pour moi et je suis un Fils pour lui, et puisque je suis pour lui l’Obéissant et l’Amoureux que l’Amour transporte à l’obéissance pour donner joie et gloire au Père saint. Du moment où – ‘Orient’ du monde – je suis venu apporter la Lumière aux ténèbres, je vous ai appelés avec la force de la charité et de la parole. Et vous êtes venus à moi des plus lointains pays parce que je ne suis pas un dieu faux et cruel, mais le Dieu vrai et miséricordieux qui opère les miracles de l’amour pour conduire sous son signe les brebis égarées hors de sa bergerie. Et puisque je vous aime d’un amour qui vous est incompréhensible tant il est parfait, non seulement je vous sauve, vous mettant parmi mes troupes, mais je fais de vous mes collaborateurs dans l’édification du Temple qui ne sera pas détruit et dans lequel la Gloire Trine reposera, et vous tous la connaîtrez telle qu’elle est, élevés à la vie parfaite et rendus capables de connaître Dieu. Moi, Vérité du Père, je vous le jure. À ceux qui m’écouteront, moi, Voix du Seigneur, sera réservée la joie infinie de connaître Dieu.” Les cahiers de 1943, le 4 décembre