Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; voyant Jésus, il tomba face contre terre et le supplia : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main et le toucha en disant : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta. Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ce sera pour tous un témoignage. » De plus en plus, on parlait de Jésus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.
« Je le veux, sois purifié. » Lc 5, 13
Je leur dispense la douce brise de mes caresses pour les purifier…
Le livre du Ciel Tome 17, 17 octobre 1924
Le soleil ne fait que remplir son rôle d’éclairer et de réchauffer. Et si les plantes ne reçoivent pas d’eau d’ailleurs, le soleil n’a aucun moyen de leur communiquer ses effets. Au contraire, il les assèche davantage. Par contre, Moi, le vrai Soleil des âmes, Je ne les laisse jamais, que ce soit la nuit ou le jour: Je les forme Moi même, Je leur donne l’eau de ma grâce pour qu’elles ne s’assèchent pas, Je les nourris de la lumière de mes vérités, Je les fortifie de mes exemples, Je leur dispense la douce brise de mes caresses pour les purifier, la rosée de mes charismes pour les embellir, les flèches de mon amour pour les réchauffer. Bref, il n’y a rien que Je ne fais pas pour elles. Je suis tout pour elles et Je mets la totalité de ma vie à la disposition de chacune d’elles. Cependant, quelle ingratitude de la part des créatures ! Elles sont comme des branches attachées à ma vigne, non par amour, mais par force, parce qu’elles ne peuvent faire autrement. Ainsi, elles croissent comme des branches qui, ne recevant pas toute la bonne sève de la vigne, sont faibles et incapables de former ne fût ce qu’une seule grappe de raisin bien mûrie, ce qui est de nature à donner de l’amertume à mon divin palais. Ah! si tous savaient quel Amour J’ai pour leur âme, ils seraient captivés par la force de mon Amour et m’aimeraient davantage ! Quant à toi, aime Moi. Et que ton amour devienne si grand que tu puisses m’aimer pour tous.»
Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
Les digressions des âmes sont trop nombreuses ! Elles courent après les intérêts humains, se perdent sur des pistes de plaisir humain, s’égarent à la poursuite de doctrines trompeuses, se laissent éblouir par les mirages de la science humaine. Le soir de leur vie arrive et elles se trouvent si loin de moi ! Fatiguées, dégoûtées, rongées, elles n’ont plus la force de s’approcher du Seigneur. C’est déjà beaucoup s’il reste en elles un résidu de nostalgies célestes et de souvenirs de foi qui leur fait lancer le cri des lépreux d’antan : ‘Jésus, aie pitié de moi !’. C’est le cri qui sauve, car on n’invoque jamais en vain mon Nom. Moi, qui veille en attendant qu’on m’appelle, j’accours auprès de celui qui m’invoque et, par mon Nom, devant le son duquel les Cieux tremblent de joie et les abîmes d’horreur, j’opère le miracle. Mais il ne faudrait pas, ô enfants imprudents, détachés de moi, me revenir seulement à la dernière heure. Savez-vous à l’avance si vous aurez le temps et le moyen de m’appeler ? Et savez-vous si Satan, par une dernière ruse, ne vous tendra pas son dernier piège pour vous cacher l’approche de la mort, pour faire en sorte qu’elle vous surprenne comme un voleur qui arrive à l’improviste ? Le monde est plein de morts soudaines. Elles sont la conséquence de votre façon d’exister. Vous avez multiplié le plaisir et la mort; vous avez multiplié le savoir et la mort. Les cahiers de 1943, le 13 octobre.