De l’Évangile de Jean 1, 19-28
Voici le témoignage de Jean le Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur , comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.
« Redressez le chemin du Seigneur , comme a dit le prophète Isaïe. » Jn 1, 23
Et qui peut former cette petite voie : la créature qui vit dans notre Volonté alors que nos divins attributs s’alignent à sa droite et à sa gauche pour lui indiquer le chemin…
Le livre du Ciel Tome 32, 9 avril 1933
Ma bienheureuse fille, notre Être divin est lumière très pure et nos Attributs sont autant de
Soleils tous distincts les uns des autres, mais unis ensemble et inséparables pour former notre couronne. À sa création, la créature s’est trouvée dans ces immenses Soleils pour y former sa petite voie. Et qui peut former cette petite voie : la créature qui vit dans notre Volonté alors que nos divins attributs s’alignent à sa droite et à sa gauche pour lui indiquer le chemin afin de guider ses pas pour qu’elle puisse former sa petite voie, et sur sa route recueillir des gouttes de lumière dont elle demeure couverte et qui sont un enchantement, car elle se nourrit de cette lumière qui l’embellit, et elle ne comprend ni ne sait comment parler autrement que dans cette lumière. Mes Attributs entourent et aiment cette créature comme la pupille de leurs yeux et ils sentent sa vie en eux et leur vie en elle, et ils se donnent la tâche de la rendre aussi belle qu’ils le peuvent et de ne pas la laisser dévier d’un pas du chemin
qu’ils ont formé dans cette interminable lumière. Si bien que pour la créature qui vit dans notre Volonté, on peut appeler cette voie petite dans le temps. Mais dans l’Éternité, ce ne sera plus la petite, mais la longue voie, ou plutôt la voie qui ne finit pas, parce que la lumière est sans fin et ces créatures seront toujours sur la voie pour recevoir de cette lumière sans fin des beautés, des joies et des connaissances nouvelles. Notre Amour s’est manifesté plus que jamais dans cet Éden en créant l’homme et, finalement, pour le mettre plus en sécurité, nous
avons formé sa voie en l’éclairant de la lumière de nos Attributs, mais il en est sorti parce qu’il ne voulait pas faire notre Volonté. Mais notre bonté était telle qu’elle n’a pas fermé cette voie en la laissant ouverte pour celle qui veut vivre uniquement dans notre Divine Volonté.

Correspondances dans « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
La vie de Marie avec son Fils, de l’enfance à la mort
Marie dit :
[…] “Et ses premières gentillesses : une petite fleur cueillie au jardin ou en chemin et qu’il m’offrait, un tabouret traîné à mes pieds pour que je fusse plus à l’aise, un objet laissé tomber et qu’il ramassait pour moi.
Et son sourire. Le soleil de notre maison ! La richesse qui couvrait d’or et de soie les murs nus de ma maisonnette ! Ceux qui ont vu le sourire de mon Fils ont vu le Paradis sur Terre. Un sourire serein aussi longtemps qu’il fut enfant. Un sourire de plus en plus peiné jusqu’à en devenir triste au fur et à mesure qu’il devenait adulte. Mais toujours un sourire. Pour tous. Et ce fut une raison de son charme divin qui faisait que les foules le suivaient enchantées.
Son sourire était déjà parole d’amour. Et puis, quand au sourire s’unissait la voix, la plus belle que le monde jamais connût, même le sol et les épis de blé frémissaient. C’était la voix de Dieu qui parlait, Maria. Et ce fut un mystère, que seul les raisons insondables de Dieu peuvent expliquer, que Judas et les Hébreux pussent, après l’avoir entendu parler, arriver à le trahir et à le tuer.
Son intelligence, qui s’ouvrait de plus en plus jusqu’à atteindre à la perfection, m’inspirait admiration et respect. Mais elle était tellement tempérée de bonté que jamais elle ne mortifia personne. Mon doux Fils, qui fus doux avec tout le monde, et surtout avec ta Maman !
Lorsqu’il était jeune garçon, je m’interdisais de l’embrasser comme lorsqu’il était petit. Mais ses baisers et ses caresses ne vinrent jamais à me manquer. C’est lui qui sollicitait sa Maman, dont il comprenait la soif d’amour, à boire la vie en embrassant ses chairs saintes, à boire la joie.
Avant la dernière Cène, il vint chercher le réconfort auprès de sa Maman. Et il resta appuyé sur mon cœur comme pendant son enfance. Il voulut se saturer de l’amour d’une mère pour pouvoir résister au désamour du monde entier.
Plus tard, je l’eus sur mon cœur, déjà mort et glacé dans la lumière blafarde du Vendredi Saint. Et de voir mon Enfant – car pour une mère, son fils est toujours un enfant, et il l’est d’autant plus qu’il est souffrant ou éteint – de voir mon Enfant qui n’était plus qu’une plaie, défiguré par la souffrance endurée, incrusté de sang, nu, lacéré jusqu’au cœur; de voir cette bouche sainte, qui n’avait eu que de saintes paroles, désormais figée ; ces yeux adorés dont le regard était une bénédiction, ces mains qui n’avaient bougé que pour travailler, bénir, guérir, caresser; ces pieds qui s’étaient fatigués à essayer de rassembler son troupeau et que son troupeau avait transpercés ; tout cela fut un tourment infini qui déborda sur la Terre pour la racheter et envahit les firmaments qui frissonnèrent de pitié.
Tous les baisers que j’avais dans mon cœur et que, à cause des séparations forcées des trois dernières années, je n’avais pu lui donner, je les lui ai donnés alors. Pas une meurtrissure qui ne resta sans un baiser et des larmes. Et je suis seule à savoir combien il y en avait. Ce furent les baisers et les pleurs qui lavèrent les premiers son corps sans vie, et je ne me lassais pas de l’embrasser avant de le voir disparaître sous les arômes, les bandelettes, le suaire, le linceul et enfin, derrière la pierre qu’on fit rouler devant l’entrée du Sépulcre.” […]
Les Cahiers de 1943, 8 décembre