« Quand on aime, on voudrait parler sans cesse à l’être aimé […] la prière n’est pas autre chose. »
De l’Évangile de Matthieu 8, 5-11
En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux. »
Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Mt 8, 10
Pour faire que mes vérités brillent comme des soleils dévoilés, ce qu’elles sont, les créatures doivent faire leur part, parcourir le chemin pour les toucher, qui est la foi.
Le livre du Ciel Tome 28, 2 août 1930
Toutes mes paroles et mon Évangile étaient sous la forme d’exemples et d’images et tous ceux qui venaient vers moi pour m’entendre avec foi dans le coeur, avec humilité et le désir de connaître les vérités que je leur manifestais afin de les mettre en pratique, me comprenaient. Ils déchiraient ainsi le voile qui cachait mes vérités et trouvaient le bien de mon action avec foi et humilité, et vouloir connaître mes vérités était pour eux un travail qu’ils accomplissaient. Et avec ce travail, ils déchiraient le voile et trouvaient mes vérités telles qu’elles sont en elles-mêmes. Par conséquent, ils restaient attachés à moi et au bien que mes vérités contenaient. D’autres ne faisaient pas ce travail ; ils touchaient le voile de mes vérités et non le fruit qui était en elles. Ils en étaient donc privés et ne comprenaient rien. Alors, me tournant le dos, ils m’ont quitté. Telles sont les vérités qu’avec tant d’amour j’ai manifestées sur ma Divine Volonté. Pour faire que mes vérités brillent comme des soleils dévoilés, ce qu’elles sont, les créatures doivent faire leur part, parcourir le chemin pour les toucher, qui est la foi. Elles doivent désirer mes vérités, vouloir les connaître, prier et humilier leur intelligence afin d’ouvrir leur intellect pour que le bien de la vie de mes vérités entre en elles. En faisant cela, elles déchireront le voile et trouveront les vérités plus brillantes que le soleil. Sinon, elles resteront aveugles et je répéterai les paroles de l’Évangile : « Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, des oreilles et vous n’entendez pas, une langue et vous êtes muets. » Même dans l’ordre naturel, toutes les choses sont voilées. Les fruits ont le voile de la pelure. Qui aime le bien de manger les fruits ? Celui qui fait le travail de s’approcher de l’arbre, de cueillir le fruit et d’enlever la pelure qui cache le fruit.
Correspondances dans « L’évangile tel qu’il m’a été révélé » de Maria Valtorta :
L’enseignement dont je te parle et que vous donne mon Évangile, et sur lequel vous méditez peu ou pas du tout, est un enseignement de haute charité. Il y a trois épisodes qui vous le donnent. Ils vous sont expliqués d’autres façons, mais moi, en cette heure de haine entre les races du monde, je vais vous l’expliquer à ma façon : une façon sur laquelle vous auriez grand besoin de méditer afin de sortir de ce guêpier d’enfer en lequel vous avez transformé la terre.
Le centurion qui implore pour son serviteur paralysé, la femme cananéenne dont la réponse est un cri de confiance sans limites, la femme de Ponce Pilate. Trois Gentils, trois personnes en dehors de la Loi du Père. Mais qui, parmi les descendants d’Abraham, parmi ceux qui vivaient dans la Loi donnée par le Seigneur à son prophète au milieu des foudres du Sinaï, qui avait un coeur pareil à ces trois coeurs ? Ils ont cru en moi plus que mes compatriotes, ils ont reconnu qui j’étais à la lumière de leur foi, et leur foi a été récompensée.
Or, je veux que cela vous persuade que, dans toutes les races, dans toutes les nations, il y a des bons, des enfants de Dieu inconnus, puisque celui qui croit en moi et me cherche avec un coeur pur est mon enfant. Je n’avais pas trouvé, même en Israël, autant de foi que je trouvai en ces trois coeurs qui vinrent à moi sans que je les appelle matériellement. Et comme ces frères et soeurs lointains, il y en a tellement parmi les vivants !
Ne jugez pas, mes enfants, et ne méprisez pas. Aimez seulement, aimez tout le monde; vous avez tous le même Père Créateur, souvenez-vous-en; vous êtes donc frères et soeurs. Une seule poussière vous a formés et un seul souffle vous a animés.
Pourquoi alors tant de haine les uns envers les autres ? Ne soyez pas durs envers les autres. Regardez Jésus, le Maître qui ne se trompe pas et qui n’a pas repoussé le centurion païen. (…)