CONSUMÉS ET TRANSFORMÉS DANS LA DIVINE VOLONTÉ - Disciples Amoureux Missionnaires

 PRÉPARONS NOUS A UNE NOUVELLE EFFUSION DU SAINT ESPRIT      

 

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En lisant ce passage j’ai senti combien ici Jésus nous parle d’une vraie préparation à la Pentecôte. Se disposer a une Pentecôte de feu et d’amour qui va transformer nos vie à l’aube du troisième millénaire. Le pape saint Jean Paul II disait que en ce début de millénaire le Saint Esprit désire enrichir les chrétiens d’une nouvelle et divine sainteté[1].
Luisa a écrit 36 volumes. Elle écrivait au fur et à mesure. Elle n’est pas écrivain. Elle prenait des cahiers et quand elle en finissait un, elle en prenait un autre, et ainsi de suite.  Au fil des écrits c’est Jésus qui lui parle, l’enseigne et nous parle aussi. Luisa c’est chacun de nous.
Il y a un progression dans les enseignements de Jésus. Un passage du livre 6 ou du livre 8 sera diffèrent en contenu et profondeur d’un passage du Livre 11 ou 12. Un passage du livre 13 sera loin d’exposer les profondeurs théologiques et spirituelles d’un chapitre du livre 30 ou 36. Il y a une pédagogie. Jésus lui enseigne d’abord des choses de la vie avec Dieu, des éléments de la vie spirituelle tel que : le détachement, la prière, l’humilité, la mortification, et beaucoup d’autres choses que nous ont enseigné les saints et les auteurs spirituelles.
Beaucoup de choses de la vie spirituelle nous sont connues et font parties du patrimoine de la tradition de l’Église. Nous pouvons dire que du Livre 1 au livre 11 il s’agit des préparations. Jésus est le Maître de Luisa et dès son jeune âge, depuis sa premier communion Il lui parle. Elle n’en aura pas d’autre. Mais le but de Jésus à travers tout ce qu’il révèle à Luisa n’est pas d’en faire une autre sainte, un sainte de plus, mais de l’amener lui dira-t-il à vivre dans sa Divine Volonté. Donc sans ces premiers volumes il y aura beaucoup d’éléments de la vie spirituelle depuis les bases  jusqu’au sommet, avec le mariage spirituel et l’union transformante. Mais tous ces enseignements nous déjà les fondements de la vie dans la Divine Volonté. Les premiers volumes sont comme une sorte d’introduction à cette nouveauté, qui n’est pas nouvelle en soi. Jésus pour le bien de tous veut nous faire passer et toute l’Église, à quelque chose d’autre, à une autre dimension. C’est à partir du volume 11 et surtout du volume 12 qu’il va commencer à lui parler de la vie dans la Divine Volonté et cela avec de plus en plus d’exemples. Ici nous allons méditer sur un passage du livre 13.
On est en 1922, cela fait 22 ans que Luisa écrit.
Livre 13, 20 janvier 1922.
 
Jésus choisit parmi les plus misérables ceux qui doivent vivre dans sa Volonté. Pour bien s’y embarquer, l’âme doit oublier ses haillons et les brûler.
 
J’étais très inquiète, mon inquiétude étant amplifiée par le fait que je me voyais comme très mauvaise. Seulement Jésus pouvait savoir la condition misérable de mon âme[2] ! Mon doux Jésus, toute bonté, vint et me dit :
« Ma fille, pourquoi es-tu déprimée ? Dans ma Volonté, sais-tu à quoi ressemblent les choses propres à une créature ? Ces choses sont  de   misérables   haillons,   des   guenilles   causant   plus   de déshonneur à l’âme que d’honneur, lui rappelant qu’elle était pauvre, qu’elle ne possédait pas même un seul bon vêtement.
« Quand je veux appeler une âme dans ma Volonté afin qu’elle y fasse sa demeure, j’agis comme un seigneur qui veut prendre dans son palais l’un de ses sujets les plus pauvres en l’invitant à enlever ses vêtements de pauvre et à revêtir des vêtements comme les siens, à vivre avec lui, pour qu’ensuite il puisse l’informer de toutes ses bonnes choses.
« Ainsi, ce seigneur parcourt toutes les rues de la ville. Et lorsqu’il trouve l’un des plus pauvres de ses sujets, sans domicile, sans lit, vêtu seulement de guenilles sales, il le prend et l’amène dans son palais, dans un geste triomphal de  sa  charité.  Il  exige  cependant qu’il enlève ses haillons, se nettoie et s’habille des plus beaux  vêtements.  Pour  effacer  le  souvenir  de  sa  pauvreté, il brûle ses guenilles parce que, étant extrêmement riche, il ne tolère rien de pauvre dans sa maison. Si, cependant, le pauvre regarde en arrière avec regret en pensant à ses guenilles et en se désolant parce qu’il n’a rien qui lui appartienne, est-ce qu’il n’offenserait pas la bonté et la magnanimité de ce seigneur[3] ?
« C’est ainsi que je suis. Alors que ce seigneur parcourt la ville, moi je voyage autour du monde entier et même à travers les générations. Quand je trouve le plus petit et le plus misérable, je le prends et le place dans la sphère éternelle de ma Volonté et lui dis : « Travaille avec moi dans ma Volonté ; ce qui est à moi est à toi ; si tu as quelque chose qui t’appartienne, laisse-le parce que, dans la sainteté et dans les immenses richesses de ma Volonté, ces choses ne sont rien d’autre que de misérables guenilles[4].
« Qui veut retenir ses propres mérites veut garder ce qui appartient aux serviteurs et aux esclaves, pas aux fils. Ce qui appartient      au  Père  appartient  à  ses  fils.  Quels  sont  tous  les  mérites  que tu pourrais acquérir en comparaison d’un seul acte dans ma Volonté [5]? Tous les mérites ont leur petite valeur, leur poids et leur mesure, mais qui pourrait jamais évaluer un seul acte dans ma Volonté ? Personne, personne ! Et puis, quels sont tes mérites à comparer aux miens[6] ?
« Écoute, ma fille, je veux que tu laisses tout de côté. Ta mission est très grande. Plus que des mots, j’attends des réalisations de toi[7]. Je désire que tout de toi soit un acte continuel dans ma Volonté. Je veux que tes pensées suivent leurs cours dans ma Volonté[8]
— laquelle se balade au-dessus de toutes les intelligences humaines pour étendre son manteau sur tous les esprits créés — et que, s’élevant jusqu’au trône de l’Éternel, elles puissent offrir à Dieu toutes les pensées humaines marquées de l’honneur et de la gloire de ma Volonté[9].
« Étends le manteau de ma Volonté sur tous les yeux humains, sur toutes leurs paroles, plaçant tes propres yeux et tes propres paroles sur les leurs, les scellant dans ma Volonté pour qu’ils s’élèvent devant la Majesté suprême et lui rendent hommage, comme si tous avaient utilisé leurs yeux et leurs paroles dans ma Volonté.
« Ton chemin est très long : c’est toute l’éternité que tu dois traverser. Si tu savais tout ce que tu perds quand tu t’arrêtes. Tu me prives alors, non d’un honneur humain, mais d’un honneur divin ! Ce sont là les mérites que tu devrais craindre de perdre, non tes haillons et tes misères. Ainsi donc, assure-toi de courir dans ma Volonté. »
Mes amis que toutes nos pensées s’envolent dans la Divine Volonté et rejoignent les pensées de tous. Faisons balader toute nos pensées dans la Divine Volonté. Cela une religieuse qui balaye le cloître, un prêtre sur la route allant visiter des paroissiens, ou un bucheron qui coupe son bois, tous peuvent le faire.
Cette disposition, ce désir, cette attitude d’âme tous peuvent l’avoir toujours et partout ; dans le métro, en avion, ou au bord de la plage comme à la montagne. En allant dormir ou au réveil, dans le silence de son jardin ou parlant aux autres, tous, partout nous pouvons fondre nos pensées dans la Divine Volonté et rejoindre Dieu tout en actes et toutes les créatures.
Que faut-il pour commencer ? Le désirer, vouloir, avoir l’intention et nous efforcer un peu chaque jour. Nous commencerons ainsi à vivre dans la Divine Volonté.
[1] Saint Jean Paul II, aux Pères Rogationistes, fondé par saint Annibal-Maria Di Francia, confesseur de Luisa. Observatore Romano, 9 juillet 1997.
[2] Jamais Luisa ne s’est sentie vertueuse ! Cette tristesse ne vient pas de ce qu’elle se compare aux autres comme nous, mais seulement à Jésus, ce Jésus qu’elle découvre toujours plus. De la vient la vraie humilité ; de la connaissance de Dieu. Les gens qui ne connaissent pas Dieu sont en général très orgueilleux. L’humilité c’est la vérité disait saint Thérèse d’Avila et il n’y a de vérité sur ce que nous sommes que dans la lumière de Dieu. On comprend comment la Sainte Vierge dira que Dieu a jeté son regard sur sa petite servante.
[3] Souvent on pense que si Dieu nous appelle à le servir c’est parce que d’une certaine manière nous sommes un peu mieux que les autres, ou moins moche ! C’est justement tout le contraire. En Amérique latine comme ici il y a des gens qui font les poubelles. On les appelle là-bas « pepenadores ». Ils cherchent, font le tris et vendent ce qu’ils ont trouvé. N’allons pas penser que nous sommes dignes de nous laisser trouver. Nous ne méritons rien, absolument rien, c’est Jésus qui « se fait péché » pour nous sauver. Il va faire les poubelles.
[4] C’est une lecture très encourageante ce chapitre du Livre 13. Nous sommes dans la dynamique de la première Béatitudes ; « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des cieux est à eux » (Mt 5, 3). « Heureux », en hébreux est un encouragement, « en avant » ! Nous sommes tous pauvres, misérables. La petite Thérèse disait : « plus tu es faible, sans vertu, sans désir plus tu es propre (disposé) à l’opération de l’Amour consumant et transformant » L 197. Ne s’agit-il pas ici de cette vraie Pentecôte sur nos âmes, un don du Saint Esprit, l’Amour même qui vient en ce siècle où « le péché abonde », appeler ces pauvres, les ouvriers de la dernière heures afin qu’ils soient comme jamais auparavant consumés et transformés par un nouveau baptême de feu et entrer dans ce Royaume de la Divine Volonté.
[5] Avoir des mérites c’est pour les esclaves, par pour les fils. C’est aussi la réflexion que se fait le fils prodigue : « combien de mercenaire de mon père ont du pain en surabondance… » (Lc 15, 17). Dans la Divine Volonté, il n’est plus question de mérites personnels. Nous ne sommes plus dans la sainteté humaine avec ses « petites valeurs, poids et mesures » dit Jésus. Tous les actes héroïques des saints, tout ce qu’ils ont pu réaliser, grâce à leurs efforts, l’aide de la grâce et des dons du Saint Esprit, n’a aucune comparaison avec un seul acte dans la Divine Volonté qui contient toute la sainteté Divine en acte et en mouvement.
[6] Ici il y a une omission dans la traduction française. Le texte original rajoute en suivant : « Et dans ma Volonté tu les trouveras tous [les mérites de Jésus] et je t’en ferais la patronne, n’es-tu pas contente ? ». ita :  « Nel mio Volere li troverai tutti, ed Io te ne faccio padrona, non ne sei tu contenta? ».
Dans la Divine Volonté nous devenons propriétaires et administrateurs. Si nous comprenons cela s’est suffisant pour nous décider à demander et recevoir ce don. Cela paraît trop pour Dieu.
[7] Plus que le « dire » c’est le « faire » que j’attends de toi dit Jésus à Luisa. C’est très important de comprendre que il s’agit de faire mais ce n’est pas « faire des œuvres » extérieures, ou montrer un certain type de pratiques de charité. C’est un « faire intérieur ». En effet le « faire extérieur », les actions que pouvait bien faire Luisa se réduisaient à peu de chose, pratiquement rien. C’est peut être celle qui a le moins fait de choses extérieures, plus de 60 ans au lit ! Jésus veut nous dire que la vie dans la Divine Volonté, c’est d’abord dans l’âme.
Comprenons que la sainteté humaine est la seule mesurable. On parlera de l’héroïcité des vertus de tel ou tel saint. Les saints imitent l’Humanité du Christ, un aspect, de ses vertus se reflétera dans leurs vies et leurs œuvres. Je ne pourrais pas par exemple imiter la sainteté de Mère Térésa de Calcutta, ni de Thérèse de l’Enfant Jésus, ni de Saint Siméon le Stylite qui passa sa vie sur une colonne, je n’en ai pas la force. Chez Luisa aussi il n’y a rien d’extérieur que nous pouvons copier. Qui pourrait passer 60 ans dans un lit sans manger ni boire ni dormir ! Pourquoi ne pouvons-nous pas imiter extérieurement Luisa ? Si nous ne pouvons pas l’imiter de manière visible et extérieure, c’est justement parce que cette Œuvre divine étant intérieure et caché, elle est à la portée de tous ! Vivre dans la Divine Volonté est accessible à tous. Retirés dans un monastère, aux cœurs des villes aidant les SDF ou les malades, religieux, prêtre, père de famille, femme à la maison, épouse ou veuve tous  peuvent agir dans la Divine Volonté. « Je désire que tout de toi soit un acte continuel dans ma Volonté ».

 

[8] « Je veux que tes pensées suivent leurs cours dans ma volonté », la ballade en italien (passeggio). Tous nous pensons, indépendamment de notre état civil, religieux, laïc, marié, prêtre…. Qu’est ce qui nous empêche de vivre dans la Divine Volonté ? Il suffit de penser et de vouloir « fusionner ou nous fondre » dans la Divine Volonté comme l’enseignera Jésus (voir livret téléchargeable, « la prière de Luisa »).
[9] Les effets sont immédiats et universels. Nos pensées dès qu’elles sont dans la Divine Volonté s’étendent comme un manteau sur toutes les intelligences créées. Oui, la Divine Volonté peut faire cela, quand a nous, Il suffit juste d’en avoir l’intention.